Un peu d'histoire:
Les origines de la commune de SOSPEL remontent au XIème siècle - plus précisément en 1095- premières traces écrites découvertes non loin de Cannes auprès des moines des Iles de Lérins . A cette époque, Sospel est connu sous le nom de "Cespitellum". Cette "petite motte de terre verdoyante " a appartenu successivement au Comté de Vintimille, à celui de Provence en 1258, et enfin au Comté de Savoie. Administration consulaire, chef-lieu de viguerie, place stratégique au confluent de la Bévéra et du Merlanson, Sospel fut de tous temps une place importante dont l'influence fut rehaussée en 1702 par le rayonnement intellectuel de "l'Académie des Occupés littéraires" créée en 1702 et qui attira historiens, chroniqueurs et poètes. En 1370, Sospel avait pris le parti du pape d'Avignon contre l'antipape de Rome : son église devint alors cathédrale pour un temps. Sospel souffrit beaucoup des combats de 1944.
Sospel fut un lieu de passage obligé sur la " Route du Sel ". Évêché au Vème siècle, le village devint une commune libre de la Provence et de la Savoie au Moyen Age. Lors du grand schisme, la ville est rattachée au pape d'Avignon et redevient ainsi évêché. Les bombardements et la Seconde Guerre Mondiale qui l'endommagèrent, lui valurent la croix de guerre.
La Place Saint
La place est en forme d'entonnoir irrégulier où les rues aboutissent comme par surprise et que le visiteur découvre brusquement au détour d'une ruelle. Le pavement en "calade", galets gris et blancs installés de champs, date de la fin XVIIème et début XVIIIème siècle.
Jean André GUIBERT rare bâtisseur local, a édifié la Cathédrale St Michel de Sospel tout comme l'église du Gesù, la Cathédrale Ste Réparate à Nice ou l'église de l'Escarène .
Saint Michel est relié à la place par un perron majestueux et un escalier asymétrique.
Cet édifice à l'origine roman, date de la fin du XIIIème siècle et son clocher du début du 13ème siècle. Elle fut rebâtie au 18ème dans le style baroque à l'image de sa façade monumentale au rythme horizontal des corniches et vertical des pilastres à ressauts ordonnés de beaux chapiteaux. Dans sa partie supérieure, on retrouve les statues des saints entourés de volutes et de guirlandes.
Restaurée au XIXème siècle, à la suite d'un tremblement de terre, l'église en forme de croix latine avec un transept peu saillant ressemble à l'église Sainte Réparate de Nice. En hauteur, au-dessus de la corniche, on trouve les ouvertures. En effet, les yeux sont toujours attirés vers le haut et vers la lumière d'où les jeux de lumière constant dans les églises baroques.
L'intérieur de l'édifice présente une grande richesse par ses autels, fresques, dorures, retables. Parmi eux, une des ouvres les plus remarquables de François BREA la " Vierge immaculé " de 1520. La coupole de forme écrasée est composée de fresques en trompe l'œil montrant l'assomption de Marie.
(Je n'ai pas pu prendre de photos car il y avait le culte.)
à suivre...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Heureuses Idées