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dimanche 18 mars 2012

ENTRE DEUX PHRASES...


deux mots ou deux photos,
 je restructure la conférence 
ou du moins j'essaie:
Tellement riche en infos.
 Je repasse les vues de ce voyage en Thuringe,
ici à Erfurt

Je vous propose
 un p'tit tour en vélo...



A moins que vous préfériez 
une balade en gondola?




  Excellent dimanche



samedi 5 mars 2011

UN AUTRE LIEU DE RENCONTRE...


pour Schiller et Goethe

La statue de bronze réalisée  en 1857 par le sculpteur Ernst Rietschel 
à partir de canons fondus 
 
WEIMAR   
l'histoire raconte que l'un était plus petit que l'autre, mais qu'il a été demandé au sculpteur de remédier à cette différence par égard au plus ...
  petit*.
 *je ne me souviens plus lequel était le plus grand!


jeudi 3 mars 2011

IL NE ME QUITTE JAMAIS



depuis mon enfance,
allez savoir pourquoi...




JOURNÉE SEREINE

mardi 1 mars 2011

SUR LES TRACES DE BACH -10 c- LEIPZIG

La sépulture retrouvée



L'église Saint Thomas n'ayant plus de cimetière, les morts de cette paroisse furent enterrés au cimetière Saint-Jean. L'église Saint-Jean et son cimetière se trouvaient hors les murs à un kilomètre environ à l'est de Saint Thomas, au-delà de la porte Saint-Jean à l'emplacement actuel du Musée instrumental Grassi.

Jean-Sébastien Bach décède en 1750 et est enterré dans le cimetière de l'église Saint-Jean, sans grande marque extérieure ce qui ne permet pas de se recueillir sur sa tombe. 
En 1833 le cimetière est désaffecté et en 1894 on entreprend des recherches pour retrouver la sépulture du grand homme: selon une tradition orale celle-ci se trouvait à 6 pas au sud de l'église, le cercueil étant en chêne. On découvre les ossements, qui sont analysés par des spécialistes en anatomie, un buste est sculpté d'après le crâne.On inhume les restes en 1900 sous une voûte de l'église Saint Jean. Mais celle-ci est bombardée en 1943...
 Saint Jean est détruite par les flammes. Seuls son clocher et la crypte sont conservés mais, en 1949, la municipalité doit prendre une décision quant au délabrement du clocher Saint Jean : pas de matériau, pas d'argent..., on doit  faire sauter ce qui reste...
Les années d'après-guerre sont très pénibles dans la Ost-Zone occupée par les Russes. Dans la ville de Leipzig, les veuves de guerre, d'anciens nazis, sont employés à déblayer la ville. On  pose des rails à travers la ville et des petits wagonnets sont remplis avec les débris.
C'est durant cette période que tombe ce récit, tel qu'il est raconté par la veuve du sauveur de l'église Saint Thomas, témoin direct :
Un homme frappe à la porte du secrétariat de l'église Saint Thomas et demande à parler au pasteur.
 - Pourrais-je parler au pasteur ?
  - "Oui, de quoi s'agit-il ?"
- "J'apporte le "ruisseau" (Bach)"
- "Vous apportez le ruisseau ? Quel ruisseau ?"
- "- Le Jean-Sébastien."
- " Vous apportez Jean-Sébastien Bach ? 0ù est-il donc ?"
-" Il est devant la porte."

Devant la porte il y a une charrette à bras, sur laquelle se trouve un cercueil. L'homme a traversé la ville en ruines avec son précieux fardeau.

L'homme opine : 
- "Sa place est bien dans l'église Saint Thomas ."




Le cercueil ainsi retrouvé est transféré en grande solennité le 28 juillet 1950 au beau milieu du chœur de l'église Saint Thomas. Une dalle de bronze simplement marquée de son prénom et de son  nom recouvre sa sépulture.

Plus tard, une plaque commémorative est fixée dans le chœur.

 

SUR LES TRACES DE BACH -10 b- LEIPZIG




SAINT NICOLAS

À partir de l'introduction de la Réforme, en 1539 et jusqu'en 1940, la musique figurative dans les services religieux (motets et cantates) fut conduite en alternance entre Saint-Nicolas et Saint-Thomas par le chœur de Saint-Thomas sous la direction du chef de chœur de Saint-Thomas nommé « Maître de chapelle ».
Le plus illustre d'entre eux est Johann Sebastian Bach qui entra en fonction à Saint-Nicolas en mai 1723.
Il est aussi attesté, à plusieurs reprises, que des réparations et des transformations ont eut lieu sur l'instrument comme celle, par exemple, de Joachim Thayssner, de Merseburg, en 1693/94. 
 Le facteur d'orgues Johann Scheibe, soutenu par J.S. Bach, rénova l'instrument en 1725 pour la somme de 600 thalers. Il n'est pas sûr que Bach lui-même ait joué sur cet orgue; on peut tout au plus le supposer pour des cas d'exception. À Leipzig, en effet, il n'était pas dans sa fonction de tenir l'orgue. 
 Le fait qu'il est utilisé l'instrument, de façon concertante, dans l'interprétation des cantates est visible entre autre dans la sinfonia de la cantate BWV 29, "Wir danken dir Gott, wir danken dir" (Nous rendons grâce à Dieu, oui nous rendons grâce) écrite pour souligner l'élection du conseil.




L'intérieur de l'église Saint-Nicolas fut complètement transformé dans les années 1785/97 pour en faire un vaste lieu de style classique léger ce qui, conséquemment, allait commander l'acquisition de nouvelles orgues. Les frères Trampeli, orginaires d'Adorf, constuisirent un instrument de 49 jeux répartis sur trois claviers manuels et pédale .
Cet instrument dut pourtant céder sa place aux nouvelles grandes orgues, dotées de 85 jeux, qui furent construites par Friedrich Ladegast (1818-1905) dans les années 1858/62. Le système de registration possédait un sommier à registres traînants et une traction mécanique. La difficulté d'en jouer, étant donné la taille de l'instrument, conduisit Ladegast, dix ans plus tard, à installer une machine Barker pour faciliter le jeu accouplé.



Wilhelm Sauer (1831-1916), de Francfort/Oder, entreprit une transformation radicale de l'instrument dans les années 1902-1903. À cette occasion, dans le but de faciliter le toucher, on opta pour une traction pneumatique et des sommiers à pistons. L'introduction de nouveaux jeux porta le nombre de registres à 93.

D'autres transformations, de moindre importance, eurent lieu dans les années 1926 et 1934. Elles concernaient l'ajout d'accessoires à la console, le remplacement de quelques jeux et l'ajout d'un flageolet 2' à la pédale.

D'octobre 1986 à janvier 1988, les orgues de Saint-Nicolas furent complètement rénovées par l'entreprise nationalisée (VEB) de facture d'orgues Sauer de Francfort. Les traux consistèrent, entre autre, au nettoyage en profondeur de tout l'instrument, à la rénovation de la tuyauterie et des pièces de la traction pneumatique, à la mise en place d'une traction électrique des claviers et des jeux (Système Heuss) afin de relier la nouvelle console mobile, ainsi qu'à l'harmonisation et l'accord de l'instrument.



Cette église est devenue un des grands symboles allemands de la révolution pacifique ayant menée la Chute du Mur le 9 novembre 1989 et à la réunification allemande le 3 octobre 1990. En effet, c'est ici qu'à partir de 1982 eu lieu les "prières du lundi" qui ont conduits aux grandes manifestations de 1989 à Leipzig puis dans toute la RDA.

SUR LES TRACES DE BACH -10 a- LEIPZIG


 Premières impressions sur cette ville: 
je n'aime pas...
encore!
On retrouve après cinq jours passés à Weimar, petite cité calme aux couleurs pastel, aux maisons à taille humaine, la Ville avec son trafic, ses bus, ses embouteillages, feux rouges, ses travaux de démolition et de reconstruction commencés depuis la chute du mur, la foule...On sent encore dans cette ville active  des "relents" de l'ancienne RDA.


Nous nous dirigerons cependant assez rapidement vers le centre historique de la ville  qui n'est pas grand, comparable à l'Ile de la Cité de Paris.

quelques façades du centre ville


Au Moyen Age, la ville était entourée de murs, maintenant remplacés par des boulevards, le Ring. Nous nous rapprochons sans le savoir, tête en tout sens, regards pourchassant chaque image nouvelle, de l'église Saint Thomas....


 Saint THomasKirche

 C'est là que notre grand Maitre vivra de 1723 jusqu'à sa disparition. Émouvante la grande statue du cantor...
Je l'imagine marchant d'un pas rapide,   perruche en place, le tricorne et la grande cape lui servant de manteau, manuscrits tout juste remplis de grains d'encre,  airs d'une cantate composés et terminés dans la nuit, à la bougie, pour aller à Saint Nicolas assurer un service du dimanche....
Il est partout, ce cher Bach.

L'intérieur de saint Thomas...
belle émotion!


A la mort de Kuhnau le poste de Cantor à l'église St Thomas de Leipzig est mis à disposition: 7 postulants se présentent  pour la place prestigieuse parmi lesquels Telemann qui est retenu.

Il semble que celui-ci ait postulé pour faire pression sur les autorités d'Hambourg afin qu'ils augmentent son salaire. Il y renonce donc très rapidement. Les membres du Conseil de la ville procède à nouveau à un choix qui s'avère difficile car certains postulants refusent d'enseigner la musique en plus de leur poste d'organiste. C'est à ce moment que Bach présente sa candidature.  Graupner est retenu mais son employeur refuse de le libérer. 
Bach est finalement retenu comme Cantor. Il passera les vingt-cinq dernières années de sa vie au cantorat de l'école de Saint-Thomas de Leipzig. 
Depuis le moyen-âge, Leipzig avait une importance considérable sur la culture allemande. A Leipzig, Bach a de multiples fonctions musicales. Sa rémunération est convenable et le logement fourni. Cependant, pendant les vingt-cinq années qu'il y passe, Bach connaitra de nombreuses tracasseries mesquines mais composera des oeuvres grandioses. Incompris des notables locaux, Bach ne supporte pas les ingérences et ne peut s'empêcher de défier les autorités locales. Il est parfois libre de quitter de temps à autre Leipzig (entre autres pour les funérailles du prince Léopold à Cöthen). 
Il livre de nombreuses oeuvres maîtresses qui sont mal exécutées, mal comprises et peu appréciées : environ trois cents Cantates (dont une centaine perdues), écrites pour tous les dimanches et les fêtes, un Magnificat (1723), 5 passions dont malheureusement deux seulement nous parviendront : la Passionsselon saint Jean (1723), et la Passion selon saint Matthieu (1729), la Messe en si mineur (1724-1747) peut être son plus grand chef d'oeuvre, l'Oratorio de Noël (1734), de nombreux Chorals, le second livre du Clavier bien tempéré (1744), l'Offrande musicale (1747).
L'ORGUE de SAINT THOMAS



En l'an 2000, à l'occasion de "l'année Bach", a été construit le nouvel orgue "Bach", sur la même galerie, un peu plus à gauche que le Schuke, en face de la verrière qui représente Bach.
Il a été construit par Gerald Woehl, facteur d'orgue à Marburg .
Avec ses 61 registres sur 4 claviers et pédalier, il se veut représentatif de l'esthétique des orgues d'Allemagne centrale du 18e siècle. 




Nous assistons le dimanche à un culte luthérien, et je dois vous avouer que le prélude de Bach dans le mode dorien exécuté par l'organiste en ouverture m'a beaucoup émue. Je ne suis guère habituée malgré mon baptême protestant à ces cérémonies religieuses,  mais j'ai trouvé dans ce culte luthérien   un recueillement sincère. Est-ce l'installation des uns et des autres face à face, le chœur qui est remarquable, ses déplacements dans l'église pour que la musique sonne différemment au cours du culte; on nous a distribué,  comme cela était de coutume à l'époque de Bach, le  petit livret photocopié qui donne l'ordre  de la liturgie, durant la messe, les musiques sont imprimées avec les références, on écoute même si on ne comprend pas grand chose en raison de la langue, on se lève tous ensemble, on chante, on prie, on ressent une vraie communion entre nous tous ne connaissant pas la plupart des personnes. Un beau souvenir empreint de paix et de sérénité.













lundi 28 février 2011

SUR LES TRACES DE BACH -9 b- NAUMBURG


L'église Saint Wenzel
      La ville de Naumburg est située dans l'Est de l'Allemagne à quelque 30 milles de Leipzig. L'église évangélique luthérienne Saint-Wenzel, sise sur la place du marché, est la principale église de la ville mis à part la cathédrale. En tant qu'édifice religieux remarquable, l'église est l'une des plus importantes églises-salles. La construction de style gothique tardif date de 1426. Le portail Ouest date de 1510/1520 alors que l'ameublement baroque date de 1724. Son clocher, haut de 72 mètres, est le point le plus élevé de la ville.  Le maître-autel contient des sculptures exécutées entre 1677 et 1680 par Heinrich Schau. L'église contient des tableaux exécutés par Lucas Cranach: Jésus-enfant (1529), l'adoration des mages (1522) et par Bartholoäus Spranger: l'adoration des bergers.
L'église a été restaurée en 1891.


L'orgue



      Lorsque l'église connut des difficultés avec son orgue vieux de 30 ans, Zacharias Hildebrandt procéda à sa réparation. Un gradué des ateliers de Gottfried Silbermann, Hildebrandt et J. S. Bach, cantor à Saint-Thomas de Leipzig, se sont liés d'amitié à la suite de l'admiration que Bach portait pour l'orgue que Hildebrandt avait construit pour l'église de la ville voisine de Störmal.
  Le 27 août 1743, le conseil de ville signe un contrat avec Zacharias Hildebrandt, de Leipzig, pour la construction d'un nouvel orgue de 52 jeux qui sera installé dans le buffet existant lequel a été construit entre 1696 et 1705 par Zacharias Thayssner. Il existe des preuves tangibles que J. S. Bach a joué un rôle important dans le choix de Hildebrandt pour la construction de cet instrument. On peut aussi être sûr que Bach a joué un rôle primordial dans le choix du devis et que cet instrument correspond à sa conception d'un grand orgue. Le 27 septembre 1746, J. S. Bach et Gottfried Silbermann examinent l'instrument parachevé et certifient l'acceptation de l'œuvre de Hildebrandt. 
C'est un instrument très important: un des rares orgues baroques à avoir reçu, dès l'origine, 3 claviers et un jeu de 32' à la pédale. C'était donc, pour l'époque, un orgue certainement considérable.
En 1748, le gendre de J. S. Bach, Johann Christian Altnikol, devint organiste de cet instrument.

     
En 1834, afin que l'orgue soit aux goûts du jour, quelques petites modifications sont apportées au devis par Friedrich Beyer, un facteur local. En 1864, Friedrich Ladegast, de Weissenfels, révise l'orgue et modifie le devis. En 1917, Oskar Ladegast retire les sommiers de la division d'Oberwerk et les remplace par des sommiers à pistons. En 1932/33, l'orgue est reconstruit en profondeur par la firme Walcker, de Ludwisburg. Ce qui restait de la traction mécanique est enlevé et remplacé par une traction électro-pneumatique. Une console à traction électrique est installé dans la première tribune. Le devis retourne à sa version de 1746 à la suite de recommandations de Christhard Mahrenholz.


      En 1964, la firme Eule, de Bautzen, réharmonise l'instrument de façon à ressembler à l'harmonisation originale de Hildebrandt. En 1992, un symposium international est organisé dans le but de discuter le passé, le présent et le futur de l'orgue Hildebrandt. Le vote unanime en faveur d'une restauration stricte ouvre la voie pour les travaux de restauration et de reconstruction réalisés de 1993 à 2000, au coût de 2,5 millions de dollars, exécutés par la firme Hermann Eule, de Bautzen. Le travail inclut: la traction des claviers et du tirage de jeux, le système de vent, la tuyauterie, l'harmonisation, le diapason, le buffet, la structure, les sculptures, et la couleur de la peinture. L'orgue restauré a été inauguré en décembre 2000.

La Marktplatz et les alentours
Oriels décorés
 

La place du Marché est bordée de jolies maisons du 16è et 17è s. L'hôtel de ville a été construit entre 1517-1528 dans un style gothique flamboyant. Il possède un magnifique portail de 1611 et six pignons à remplage.




Dans Marienstrasse on recense de nombreuses maisons patriciennes dont les jolis portails témoignent d'un passé prospère.
Dans la Herenstrasse s'alignent de nombreux oriels dont celui de la pharmacie.
On y rencontre Nietzsche également qui n’a passé dans aucun autre endroit autant de temps qu’ici: enfance et adolescence, visites et vacances, enfin cette année de soins maternels après son état d'abattement en 1890.
Départ pour
LEIPZIG



SUR LES TRACES DE BACH -9 a- NAUMBURG


 Je prépare une conférence 
sur ce merveilleux voyage en Thuringe, un peu délaissé depuis octobre, de par la suite des évènements.
Je termine les trois dernières journées du voyage qui va me mener à Leipzig, bien rassurée d'avoir mis en page les précédents épisodes, cela va me servir à construire mon programme musical.
Que d'informations recueillies!


Cathédrale de NAUMBURG

 La cathédrale de Naumburg est une basilique à deux choeurs et trois nefs. L'entrée est latérale, de sorte qu'on y découvre pas immédiatement l'axe principal.
La crypte date de la fin de l'époque romane, les éléments architecturaux attestent de la maitrise des artisans des XIIème et XIIIème siècle. Le crucifix romain très raide et solennel date de 1160-1170.


Après sa formation lors de la construction des cathédrales au nord de la France, situées en Ile de France, en Champagne et en Picardie, dans les années 1220, le chemin du Maître de Naumburg le mène au-delà des frontières du royaume de la France à Meissen en passant par Mayence et Naumburg.
Le nombre et avant tout la qualité des sculptures conservées sont d’une importance mondiale. Parmi ces œuvres se trouvent les sculptures conservées du jubé occidental de Mayence, les statues du choeur et de la chapelle octogonale de la cathédrale de Meissen et avant tout le chœur occidental de la cathédrale de Naumburg, unique en son genre, avec les reliefs de la Passion ornant le jubé ainsi que les statues des fondateurs.


 L'iconographie figure la Passion conformément aux textes des Évangiles en commençant par la  Cène:
"-Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c'est celui qui me livrera."
La représentation du relief suivant, Judas recevant les deniers d'argent:
Alors l'un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs et dit:
"-Que voulez vous me donner et je le livrerai?"
et ils lui payèrent trente pièces d'argent.
Vient ensuite l'arrestation de Jésus:
Et Jésus dit
-"Judas c'est par un baiser que tu livreras le Fils de l'homme."
Simon Pierre qui avait une épée la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l'oreille droite.Ce serviteur s'appelait Malchus.






Saint Pierre et la servante
Le reniement de Saint Pierre:
  -"Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen."
Pierre répondit:
-"Homme, je ne sais ce que tu dis."
Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le seigneur s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite:
-"Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois."
Et étant sorti, il pleura amèrement.


 

On peut trouver des preuves concrètes sur le travail du Maître de Naumburg comme architecte et sculpteur lors de la construction de la cathédrale de Reims commencée en 1211. Un édifice qui se distingue par une multitude particulière de sculptures en rapport novateur avec l’architecture. Par la confrontation avec des œuvres de Strasbourg, Bamberg, Magdeburg ou Trèves, l’orientation et le but de l’atelier qui a travaillé à Naumburg se feront connaître encore plus clairement. 

Hermann, Ekkehard et Uta, Dietmar
Syzzo
Reglindis et Hermann

L'intérieur du chœur occidental de la cathédrale est décoré de douze statues qui surmontaient autrefois les stalles et qui sont couronnées par une succession de petits gâbles. Les statues ne représentent ni les Apôtres ni des saints mais, fait unique dans une église gothique du XIIIe siècle, des laïques, les nobles saxons fondateurs de la cathédrale,  Ekkehard II et Uta von Ballenstedt, les comtes Dietmar, Syzzo, Wilhelm et Thimo, la comtesse Gerburg faisant fasse au comte Dietrich, la comtesse Gepa l'épouse du comte Wilhelm et un neveu des deux margraves, Konrad.  
On pense que ces personnages sont liés à la liturgie funéraire qui, depuis l'époque carolingienne, se célébrait en Allemagne dans les chœurs occidentaux. 
L'originalité du Maître de Naumburg ne s'en manifeste pas moins dans le style de ces figures très animées, très expressives qui fascineront les hommes depuis des siècles.




  Les sculptures de feuillages illustrent la végétation locale du 13e siècle, elles furent sculptées sur les chapiteaux décorés de feuillages en filigranes, les frises et  les clés de voûtes du jubé et du chœur occidental. On peut exactement déterminer la botanique de cette époque.


jeudi 4 novembre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -8 bis- ERFURT


 La famille Bach habita au n° 1 puis déménagea à côté au n°3 de la Junkerstrasse.
Voisins, les Pachelbel dont la fille ainée Amelie peintre et graveuse, édita le premier livre de tricot!

La famille Bach 
est composée de deux branches principales : La branche d'Erfurt et la branche d'Arnstadt.


Durant plus d'un siècle, la famille Bach a dominé la vie musicale d'Erfurt de telle sorte, qu'encore en 1793 tous les musiciens du conseil de la ville étaient nommés «Bach» on ne disait plus un musicien mais un Bach. Rien que dans les registres de l'église des commerçants (Kaufmannskirche) sont consignés 60 baptêmes, mariages et enterrements concernant cette famille. 

 Kaufmankirche 
église où se marièrent les parents de Bach

Extrait du "dictionnaire de la musique" de Fétis

"BACH, nom d'une famille illustre dans l'histoire de la musique, de laquelle sont sortis, pendant près de deux cents ans, une foule d'artistes du premier ordre. Il n'y a point d'autre exemple d'une réunion de facultés aussi remarquables dans une seule famille. Le chef de celle-ci, nomme Weit Bach, fut d'abord boulanger à Presbourg. Forcé de sortir de cette ville, vers le milieu du l6me siècle, à cause de la religion protestante qu'il professait, il se retira dans un village de Saxe-Gotha, appelé Wechmar, et s'y fit meunier. Là, il se délassait en chantant et s'accompagnant avec une guitare. Il avait deux fils, auxquels il communiqua son goût pour la musique, et qui commencèrent cette suite non interrompue de musiciens du même nom qui inondèrent la Thuringe, la Saxe et la Franconie, pendant près de deux siècles. Tous furent ou chantres de paroisses, ou organistes , ou ce qu'on appelle en Allemagne musiciens de ville. Lorsque , devenus trop nombreux pour vivre rapprochés, les membres de cette famille se furent dispersés dans les contrées dont je viens de parler, ils convinrent de se réunir une fois chaque année, à jour fixe, afin de conserver entre eux une sorte de lien patriarcal ; les lieux choisis pour ces réunions furent Erfurt, Eisenach ou Arnstadt. Cet usage se perpétua jusque vers le milieu du 18ème siècle, et plusieurs fois l'on vit jusqu'à cent vingt musiciens du nom de Bach réunis au même endroit. Leurs divertissemens, pendant tout le temps que durait leur réunion, consistaient uniquement en exercices de musique. Ils débutaient par un hymne religieux chanté en chœur, après quoi ils prenaient pour thèmes des chansons populaires, comiques ou licencieuses, et les variaient en improvisant, à quatre, cinq et six parties. Ils donnaient à ces improvisations le nom de Quolibets. Plusieurs personnes les ont considérées comme l'origine des opéras allemands; mais les quolibets sont beaucoup plus anciens que la première réunion des Bach, car le D. Forkel eu possédait une collection imprimée à Vienne, en 1542."

 Les réunions chez les Bach une fois l'an se passaient au n° 3 de la Junkersand, maison située à côté de celle de la famille Pachelbel.
Cette famille Bach à l'occasion de ces rencontres pratiquait la stratégie de "l'araignée"!
- "Tu sais, Herr X vient de laisser son poste à..., tu devrais postuler; Herr Y est décédé et laisse vacquant l'orgue de..."
 Une vraie toile tissée en installant les Bach ici et là.



Une présentation très pointue nous est offerte à la Crucikirche, église baroque, où se trouve un orgue spécifique à la région de Thuringe, très chantant, avec des registrations permettant ce jeu particulier  qui met très en valeur la musique polyphonique, donc bien adapté au répertoire de Johann Sebastian.
Un organiste remarquable qui a travaillé avec Olivier Latry au CNRS de Paris, SILVIUS VON KESSEL nous ravit par les pièces qu'il interprète et ses explications très claires.


Le clavier de cet instrument très léger donne l'impression qu'il s'agit de celui d'un clavecin, 
j'y ai posé les doigts, d'une facilité extrême pour ce qui est de  l'enfoncement!


D'autres églises nous offrent de merveilleux buffets d'orgue, ça regorge en Thuringe!!!

 Predigerkirche, 
ancienne église des Dominicains


Krämerbrücke

 Nous continuons la visite de cette très belle ville, par le pont des Épiciers -qui rappelle le ponte vecchio de  Florence- avec ses maisons encore habitées.


Nous passerons également devant une ancienne synagogue restaurée; les allemands se montrent très soucieux de cette "réhabilitation" après les épisodes historiques que l'on connait!

Ancienne synagogue d’Erfurt


L’ancienne synagogue est située dans la Waagegasse. C’est la plus ancienne synagogue d’Europe centrale (aux environs de 1100) et l’un des plus importants témoignages de la communauté juive du Moyen-Âge. Dans les caves voûtées est exposé le trésor d’Erfurt (14e siècle), découvert lors de fouilles en 1998 : monnaies, lingots d’argent, bijoux gothiques et une bague de mariée juive unique en son genre.

Retour dans le centre sur le  "Fishmarkt" avant de se diriger vers la "Domplatz" pour terminer par la visite de la cathédrale Sainte Marie...



Cathédrale Sainte Marie

L’ensemble impressionnant constitué de la cathédrale Sainte Marie et de l’église Saint Séverin sur le Domberg est un des symboles de la ville d’Erfurt et attire croyants, touristes et habitants de la ville. 
Les vitraux de la cathédrale Sainte Marie sont de par leur quantité, richesse des thèmes et qualité artistique les plus importants d’Allemagne. La stalle originale et l’autel baroque de 17m de haut tout comme le tableau « les fiançailles de sainte Catherine » de Lucas Cranach valent la visite.  Le lustre que l’on appelle « Wolfram » date de 1160: très moderne comme vous pourrez le remarquer!
 Dans la tour du milieu se trouve la plus grosse cloche jamais fondue au Moyen-Âge, la « Gloriosa ».




Très amusantes, les vierges folles et les vierges sages...
Lesquelles préférez-vous?





Le Maitre autel
époque baroque

 Wolfram statue de bronze éclairant   les processions - environs de 1160-
le long de sa ceinture on trouve gravé:
"Wolframus ora pro nobis sancta Dei genitrix
Hiltiburc ut digni efficiamur gratia dei"


La vierge et l'enfant 
entourés de  Sainte Catherine au côté de Sainte Barbe
Lucas CRANACH
-"Très bien éclairé pour une fois" dixit Gilles.




encore un orgue ancien de toute beauté...





Une journée encore bien riche.
Retour à Weimar pour la dernière soirée dans cette charmante petite ville de Thuringe.

Il y a encore des surprises à découvrir!




...NAUMBURG puis 
via LEIPZIG