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dimanche 18 novembre 2012

MALGRE LE RHUBE....



C'était prévu!
 Les billets en poche
 depuis quelques temps,
 et puis rater 
Jean Claude DROUOT 
pour une petite fièvre...


 


"LAFONTAINE,
 homme libre et libertin"

Tout un programme déclamé avec générosité et simplicité. Une belle voix, chaude, avec les intonations appropriées pour surligner l'importance de tel ou tel mot, sans outrance, juste ce qu'il faut.

 J'apprécie beaucoup cet acteur, je vous l'avais déjà présenté dans Jaurès

Quelques fables
 connues,

"Le loup et le chien"

"Les animaux malades de la peste"...

puis quelques autres plus libertines
  écoutées avec délices,
 quelques sourires,
quelques hochements de tête,
 des rires légers qui fusent
 dans la petite salle du théâtre de la Cité.

"L'anneau d'Hans Carvel"

"Le tableau"
"Comment l'esprit vient aux filles"

Je n'ai pas eu la force d'y retourner cette après-midi, j'y aurais encore pris un très grand plaisir à réécouter  l'acteur s'animant avec délectation 
en déclamant le fabuliste fidèle, 
à l'écriture si expressive. 
On a perdu l'élégance de cette rhétorique.

Avec accompagnement de clavecin,
 s'il vous plait!
Des pièces enregistrées de Louis Couperin servant de trait d'union, respiration musicale qui permet au lecteur d'entrer quelque instant  en silence  (n'oublions pas la voix humaine, la viole tant appréciée en cette fin du XXVIIème.)


L'acteur parle de musique, 
mélodie des vers,  rythmique qui tient en haleine, un merveilleux solo qui nous  donne envie de relire Jean, pour ne plus le nommer que  Lafontaine ,
 afin de découvrir tout le reste, 
ce que l'on ne connait pas encore, 
ce qui ne nous a jamais été enseigné.
On va gouter au  plaisir de tourner les pages de nos vieux  livres de fables et de contes.





En parlant d'images en voici quelques unes prises en essayant de ne pas déranger l'acteur,
respectant le cours du flot 
des mots choisis....
au début le décor simple,
puis après le bis 
suite à un salut très applaudi...









la robe d'Iris
... Madame de la Sablière




L'acteur  a terminé,
il range les objets précieux
 dans la cassette patinée...


 Quelques vers  pour le plaisir... 
ceux-ci n'ont pas fait partie du jeu, 
je viens de les découvrir.
Vous voyez, je commence à tourner les pages... 






"Soeur Jeanne ayant fait un poupon,

Jeûnait, vivait en sainte fille;



Etait toujours en oraison;


 
Et toujours ses soeurs à la grille.


 
Un jour donc l'abesse leur dit :



Vivez comme soeur Jeanne vit,



Fuyez le monde et sa séquelle.



Toutes reprirent à l'instant :


Nous serons aussi sage qu'elle,


Quand nous en aurons fait autant."



 Bon début de semaine!  


samedi 25 février 2012

QUELLE SOIREE!





Une amie m'avait envoyé une vidéo
 présentant un extrait de spectacle.




Recherchant ces  fameux "Bodin's" que je ne connaissais pas, j'apprends qu'ils viennent à Nice au Palais de la Méditerranée.
Deux tickets réservées longtemps à l'avance, nous voilà les billets à la main, faisant la queue car les places ne sont pas numérotées.
 Une fois placés nous assistons donc au pick-nick d'une partie du public dans cette grande salle moquettée...
Cela me désespère un peu mais qui peut-on: panini, chips et coca accompagnent l'attente des familles.

 Alain  est un peu sceptique, pensant retrouver une forme qui avait inspirée les Vamps. 

En fait, une fois commencée, ce spectacle ne nous ennuie pas, un vocabulaire parfois assez châtié mais dans des situations désopilantes, une mise en scène rapide, des sketches illustrant la situation suivante:

Maria Bodin, vieille paysanne coriace de 87 ans perd la boule. Placée contre son gré en maison de retraite, elle décide de léguer sa ferme à son fils Christian, exilé à Paris, avec femme et enfants, depuis plusieurs années. Christian entrevoit l’opportunité d’un retour au pays. Mais cet héritage inattendu, n’est-il pas un cadeau empoisonné ?

Le temps passe vite, certaines situations sont très cocasses, les décors ingénieux, nous rions.






Un bon moment de détente.
 (Rien à voir avec "Pluie d'enfer" de la semaine précédente.)


Pas de photo durant le spectacle mais aucune interdiction durant leur salut: deux acteurs très sympathiques, proches de leur public, qui s'expriment avec verve et gentillesse; ils nous expliquent qu'ils ont une tournée de 4 ans avec ce "Retour au pays"!
On les découvre ainsi sans leur "grimage".



Vincent DUBOIS:
 La maman au fichu


Jean Christian FRAISCINET
Le fils  Christian




 un porte assiette ingénieux!



l'art du vélo ou 
" comment actionner un tourne-broche"...


...pour faire cuire un sanglier! 




 Décor final.

dimanche 12 février 2012

UNE SOIREE AU THEATRE




 Toujours difficile, 
LA PHOTO!
Un souvenir du salut,
applaudissements bien mérités.
Deux acteurs que l'on connait par la télévision,
talentueux, à fleur de peau,  un jeu puissant et sensible.






C’est un polar théâtral diabolique et haletant signé Keith Huff descente aux Enfers de deux flics Américains,  une tragédie moderne, noire, sans concession. C’est une histoire d’hommes, de fraternités et de trahison. 








Note d’intention de Benoît Lavigne
"C’est un voyage fulgurant et éprouvant dans les rues de Chicago. C’est du théâtre brut de chair et de sang comme j’aime, qui va au cœur de l’être humain, de sa complexité, de sa beauté et de sa noirceur.
C’est un langage percutant mélange d’actions, de narrations et de flashbacks qui nous entraîne loin des clichés et du mélodrame, nous plongeant dans la tête de deux amis, collègues de boulot, unis à tout jamais. Je veux une mise en scène au scalpel, nerveuse, un face à face poignant entre deux hommes au bord du gouffre que tout unit, que tout sépare.
Je veux mettre à nu leurs fragilités, leurs blessures et traquer leurs vérités, leurs démons. Je veux explorer ces instants où l’existence bascule, où l’homme confronté à lui même doit choisir le sens de sa vie. Je veux que l’on ressente l’extrême solitude, le désespoir de ces êtres qui ne sont en rien des héros et qui sont chaque jour confrontés au pire de l’espèce humaine. Mais aussi montrer la force incroyable de leur amitié.
On devra donc être en immersion totale dans le quotidien de ces policiers, voir combien leur famille sont brisées, combien la drogue, l’alcool, l’argent gangrènent leurs âmes. Keith Huff met à jour la collusion existante et glauque entre flics et voyous, ces deux faces d’une même obscurité.
Il nous offre surtout le portrait bouleversant de deux hommes pris au piège et qui face au chaos essaient désespérément de ne pas sombrer. Il nous montre leurs désirs de s’élever, de sortir de leurs conditions de simples flics et leurs incapacités à y parvenir ensemble.
Et tout cela il le fait en nous proposant une mosaïque de points de vue, enrichissant ainsi notre regard sur cette histoire. J’ai aimé immédiatement ces deux personnages, la violence, la drôlerie parfois, l’humanité qui est en eux, ils sont comme les deux faces d’un même miroir qui nous révèle et nous bouleverse.
Un espace vide où la pluie omniprésente fatigue les corps et les pensées sera notre décor. La lumière, la vidéo tailleront les mots, les regards et les silences.
La musique, elle, dévoilera l’âme de Chicago du Jazz au Hip Hop, de la House Music au RN’B.
Il me fallait des écorchés vifs pour incarner Denny et Joey, Olivier Marchal et Bruno Wolkovitch, acteurs sensibles et magnifiques, sont ceux là. Avec eux, je suis heureux de créer en France «Pluie d’Enfer » qui je l’espère ne vous laissera pas indemne."



Bruno WOLKOVITCH
et "Le Ninou" que j'ai envoyé pour la signature
pendant que je tentais l'image...



 
 Acteur  discret
mais disponible pour les autographes.
Je l'adore particulièrement, 
question de goût, Mesdames...



  
Olivier MARCHAL
Quelle gentillesse, quelle disponibilité, 
proximité sincère avec son public,
sans défaillance.
Un autre amour!!!








 Une petite dernière
Sourire immortalisé.


Un excellent moment, dense,  1h20 de prise de scène, où vous écoutez, sans relâcher l'attention, dans une ambiance sombre, un décor noir, deux chaises, la pluie tombe, coup de pétard qui vous fait sursauter, la narration vous accroche, du film noir acté avec violence, sensibilité, émotion. Aucune déception à voir ces deux hommes mettant en place un dialogue rapide, nerveux. Les faits s'enchainent dans un laps de temps court, paradoxe avec l'histoire qui elle raconte des faits vécus et passés sur une durée plus étalée. 
L'adaptation du texte est remarquablement bien faite.

A voir si cela passe près de chez vous.


A la sortie du théâtre Princesse Grace
Monaco by night


Bon dimanche, 
je vais préparer mes panais...
en écoutant Whitney









jeudi 28 juillet 2011

NUIT AU SUQUET


"Poètes libertaires:
Prévert, Vian, Desnos"



Jean Louis Trintignant,
tout de noir vêtu apparait soutenu par un des musiciens, il marche lentement et prudemment.
Il se dirige vers un fauteuil noir, devant lequel un pupitre et un micro ont été installés.
Daniel Mille à l'accordéon,
Grégoire Korniluk au violoncelle.
Un trio qui va nous tenir en haleine durant une heure trente.




Mariage de textes qui nous éveillent à l'émotion, nous font sourire et même attisent discrètement nos éclats de rire;
la mort, la guerre, l'amour, l'autre, le moi, la vie, l'église, la solitude, une multitude de petits bonheurs, plus ou moins heureux, souvent mélancoliques;


  Cette voix qui phrase sans emphase, avec souplesse,tendresse,  humour, sensibilité et émotion contenue, pudeur devant la vie, pudeur de sa vie, avec toutes les histoires qu'elle a pu rencontrée.
Trintignant se dévoile-t-il par ces merveilleux textes qui nous font réfléchir sur nos propres parcours?

Il est âgé, il a du mal à rester debout, mais quelle force intérieure, et ce sourire, qu'il libère de temps à autre, séducteur, avec simplicité, sans durcir le mot, la phrase coulant, lentement, des points de suspension... a-t-il un trou? Non, simplement le temps de  prendre son temps, de nous laisser le loisir de comprendre,   générosité  de ce grand artiste. 


Le corps est fatigué, certes, mais l'esprit reste si jeune, si vif.
Ah! encore ce léger  sourire du coin des lèvres.
Tu as tout saisi  l'Artiste, dans tes joies, tes peines,tes malheurs et tu te livres à nous au travers de  tes poètes préférés. 


La musique surligne avec ses propres harmonies, si douces, qui semblent improvisées, quelques mesures pour scander,   accompagner le regard, le geste de la main qui, relâchée, épelle imperceptiblement les syllabes qui ont été prononcées. 

La nuit est  étoilée et fraiche, le vent  fredonne lui aussi et peut amplifier son chant grâce au   micro branché, des rires légers  ponctuent les phrases, et le public attentif  ne s'agite pas, un peu ma voisine du devant, très grande qui m'oblige à chercher l'issue visuelle, offrant à  mon ouïe une gourmandise supplémentaire à l'écoute de chaque mot.
Encore ce sourire délicat.


Cela se termine avec l' impression d'avoir passé quelques instants de courte durée au côté de ce trio complice. 
Une soirée inoubliable...

Le ciel est bleu...

dimanche 25 avril 2010

"C'est tellement mystérieux, le pays des larmes"


Pour l'anniversaire d'Ana,  
ma petite nièce que vous connaissez pour l'avoir rencontrée cet été, outre les petites babioles qui font plaisir à une fillette de 11 ans, j'avais trouvé comme idée de l'amener au théâtre...



"Le Petit Prince de Saint-Exupéry" était donné jeudi au TNN, et ayant réussi à obtenir des places- séances complètes sur toute la durée!- je lui ai offert cette surprise, accompagnée également par Marine. C'était sa première expérience en ce lieu incontournable ...

Un très joli moment poétique, que j'ai redécouvert sous sa forme narrée et actée.
Un seul personnage en scène, Jacques BELLAY,  tenant à bout de bras de jambes et de souffle, ce spectacle d'une heure quinze.
  Effets d'images d'enfants filmés projetées sur une grande feuille de papier dessin, récitant avec conviction leur petit texte;  pour décor, un grand livre aux pages mobiles, libérant une hélice d'avion, quelques fleurs, la fumée d'un volcan; quelques beaux ballons, gonflés à l'hélium, des effets  de lumière, permettant  à "l'aviateur" de donner l'impression de dessiner, et surtout... un Petit Prince de 40 centimètres  articulé, qui pose ses questions à tout vent. Beaucoup de sensibilité, un texte qui ne vieillit pas.


 Jacques BELLAY

Bien sûr le public, en partie de  jeunes enfants qui avaient peut-être décidé de sortir leurs parents ce soir-là, était très attentif, et les applaudissements des petites mains, à la fin du spectacle, étaient touchant de grâce.
Ana était ravie, Marine aussi;  et Martine émue, a eu  une idée heureuse que de faire profiter de ces quelques instants de délices.

On renouvellera !






Découvrez Jacques Bellay joue "Le petit Prince" sur les planches sur Culturebox ! 


 "Je n'aime pas qu'on lise mon livre à la légère", dit le narrateur du Petit Prince. En effet, Le Petit Prince est sans doute d'abord ce qu'il paraît être à la première lecture : un conte pour enfants, l'histoire triste d'un drôle de petit bonhomme plein de fraîcheur et de naïveté, tombé du ciel sur la terre, et qui retourne à la fin sur sa toute petite planète pour y retrouver la fleur qu'il aime. Mais il est aussi et surtout un texte profond et poétique, un cristal précieux qui irradie et fait vibrer les recoins les plus enfouis de notre enfance. Il y a d'abord le thème de l'enfance : dans le désert, symbole de la solitude et de la sécheresse (celle de la nature, mais aussi celle du coeur), la grande personne, le pilote, qui a "cassé son moteur", et n'a plus parlé à quiconque depuis fort longemps, rencontre le petit enfant, en fait l'enfant qu'il a été, qu'il a oublié, mais qui continue de vivre au plus profond de lui-même. Le Petit Prince, pour finir, conduira au puits le pilote qui a tellement soif, et lui donnera à boire l'eau "qui est bonne pour le coeur, comme un cadeau". Comprenons le sens de la parabole : c'est dans la pureté de l'enfance que nous pourrons retrouver notre substance, ce qui donne sens à notre vie. Il y a ensuite le thème de l'amour au sens large : l'apparition sur l'astéroïde du Petit Prince, de la fleur capricieuse, coquette et un peu menteuse. Et entendons encore une fois la leçon du renard : vivre, c'est aimer, c'est créer des liens. "Ta rose est unique au monde, unique parce que c'est celle que tu as arrosée, c'est celle que tu as mise sous globe. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé ; tu es responsable de ta rose." 
Et le renard confie son secret qui est au centre même de la pensée de Saint-Exupéry :

"On ne voit rien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux."
 Jacques BELLAY

jeudi 19 novembre 2009

Saltimbanco

Ce soir notre fille nous a invité à ce superbe spectacle.
Nous étions allés à Paris exprès pour le thème précédent.
Ce soir la magie de l'histoire, la magie du corps, la magie du Cirque!
Ce soir nous  retrouverons notre âme d' enfants émerveillés. 

vendredi 6 novembre 2009

Anita Ekberg.



LA DOLCE VITA
palme d'or à Cannes en 1960

L’errance d’un journaliste de la chronique mondaine dans une Rome vouée au plaisir.
"Ce sentiment d’émerveillement, de stupeur ravie, d’incrédulité que l’on éprouve devant les créatures exceptionnelles comme la girafe, l’éléphant, le baobab", Fellini raconte l’avoir ressenti, lorsqu’il rencontre pour la première fois Anita Ekberg. Il prétend de plus qu’elle est "phosphorescente". Qualificatif bien fellinien dans son exagération et sa poésie, mais ô combien pertinent au souvenir des images qui se sont imprimées dans notre rétine. Anita flamboyante de blancheur dans sa robe noire, paumée du petit matin dans la fontaine de Trévi, ou déguisée en cardinal sur la terrasse de Saint-Pierre (énorme scandale à L’Osservatore Romano, le journal du Vatican, on parlera de brûler le négatif, de retirer son passeport à Fellini...).