Membres

Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles

mercredi 26 août 2015

LECTURES...



 


Winnaretta,
Une femme passionnante 
 qui a tellement fait
 pour la musique en son temps.





Celui-ci
presque terminé!




Le suivant sera...


un autre point de vue

Un salon du 
Palazzo Contarini Polignac 
 

lundi 8 juin 2015

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE...



Toujours plaisant de faire dédicacer
 un livre...




  Quelques connaissances télévisuelles...

Sophie DAVANT

William LEYMERGIE

Par une belle journée très chaude, 
quelques connaissances
de la télévision française. 


Françoise LABORDE


 Patrick de CAROLIS


 Ils ont du apprécier la lumière du sud
mais il faisait vraiment très chaud!


Jacaranda

Vieux Nice

Bonne semaine...


mardi 20 novembre 2012

UN JOLI MOMENT...



Proust est décédé le 18 novembre 1922






 J'ai découvert ce précieux petit livre proposé par Françoise* qui l'indique sur le côté de son blog, comme elle le fait souvent pour des lectures souvent passionnantes.







Ces quelques pages  qui se lisent rapidement, présentent cet illustre personnage en parcourant l'histoire d'un collectionneur acharné, Jacques Guérin, qui a réussi à sauver "quelques" objets appartenant à Proust...
Tout part d'un manteau noir "croisé fermé par une double rangée de trois boutons".


Un excellent moment de lecture... 
entre deux fables, quelques mots d'italien et quelques kleenex froissés.





mardi 23 octobre 2012

QUELQUES LECTURES EN COURS...



ou relectures retrouvées 
 pour le plaisir du joli mot
de la phrase harmonieuse 
de l'émotion rencontrée
  de la belle image
ou simplement de l'histoire contée






 tout petit celui-là






 Je viens de le refermer à l'instant

sans oublier...




Autre expérience
 dans le contexte de l'apprenant(e) !
Cours assidus tous les jeudis matin.
On a enfin pris le taureau
 par les cornes... 
ce n'est pas la corrida cependant, 
n'ayez craintes. 
Un réel plaisir pour cette langue
 pas si facile grammaticalement 
mais si musicale.


Belle journée
 il n'a pas plu!!!


vendredi 18 novembre 2011

UN NUMERO D'EXCEPTION


Entre quelques achats alimentaires,
ce numéro spécial était à l'étalage de la librairie du supermarché;
il ne pouvait qu'aller dans le caddy,
soigneusement placé.


Les gravures  sont, entre autres, de
Lorenzo MATTOTTI 
un très beau livret

jeudi 18 août 2011

LE PROCHAIN...




Ce sera  un nouveau délice,
chaque page étant une suite de  friandises
  dont l'on savoure les  mots choisis.

Écoutez -là... 
et appréciez sa manière de s'exprimer.



-"...C'était la première année où les filles étaient autorisées à faire du grec..."


C'est en  cherchant une image pour illustrer le  livre que
j'ai découvert cette expression* qui résume ce que peuvent nous dire à tout va nos tendres et grands enfants:

-"T'inquiète, m'am*"

En argot cela se traduirait par : 
"Laisse flotter les rubans*"

COOL! 
LOL!

C'est plus imager,
vous ne trouvez pas?



Douce nuit 
et belle journée pour demain


mardi 16 août 2011

COMMENCE CE MATIN...



entre deux accords du Padre Soler

et quelque polyphonie de JSB 




je l'aurai terminé demain!
c'est sûr et certain.



mercredi 10 août 2011

IL Y A AUSSI


...les douceurs de la lecture.

en ce moment entre les photos de Venessia
et quelques notes de clavecin


"Ce livre est fait de souvenirs et de rêveries : il évoque des objets familiers dont chacun porte la trace de ce qui fut ma vie. D'ordinaire, on les voit à peine ; on y est habitué, on ne fait pas attention. Mais il se trouve que, parfois, à l'occasion de n'importe quoi et d'un simple instant d'attention donné au passage, on retrouve un peu des souvenirs qui, avec les années, s'y sont attachés. C'est une expérience très simple et très singulière. J'ai voulu tenter de la décrire, sans modifier en rien la vérité ; elle est parfois simplette, parfois naïve, mais peu importe : pour une fois j'ai voulu la dire juste comme elle était, sans rien inventer, sans rien ajouter ni corriger"

mardi 1 février 2011

Réveil à l'enfance...


Marcel MARLIER n'est plus




Martine à la plage, Martine à la mer, Martine au ski… 

Marcel Marlier, l’illustrateur  belge de la célèbre petite héroïne et  son chien Patapouf, est décédé le 18 janvier à Tournai où il résidait. Il avait 80 ans.  Après la mort  prématurée du scénariste Gilbert Delahaye, c’est le fils de Marcel Marlier qui écrivait les histoires. Créés en 1954, les aventures de Martine, traduites en 35 langues, ont enchanté des millions d’enfants à travers le monde.



C'est par ce petit livre que j'ai appris à lire : à 6 ans souvent malade par des angines répétitives je n'allais pas à l'école avec régularité, c'était l'année de l'apprentissage de la lecture, de mauvais  souvenirs de cette période assez difficile au niveau scolaire pour une petite fille sage et très silencieuse, les instituteurs n'étant pas très  compréhensifs  à cette époque, bref dans le petit lit de ma chambre je me souviens très bien par contre avoir appris la connaissance en très peu de temps des lettres, syllabes et mots par ce petit livre qui est imprégné dans ma mémoire de gamine rêveuse. 
Magie de la Lecture, début des "découvertes littéraires"...



Ah! le chien Patapouf!
Il me rappelle Dagobert, 
celui que l'on trouve dans les aventures du Club des cinq!


Voici les mots de  l'éditeur de la grande série Martine : 

"Marcel Marlier, l'illustrateur de Martine, né le 18 novembre 1930, s'est éteint, le 18 janvier dernier.
 Après un demi-siècle de collaboration, Casterman perd un dessinateur d’exception, un homme de qualité, un ami », peut-on lire dans un communiqué émanant de l'éditeur. De l’aquarelle à l’ordinateur, cet illustrateur virtuose et passionné n’a cessé de multiplier les expériences nouvelles tout en restant fidèle à une règle fondamentale : observer avant d’inventer, dessiner d’après nature afin de voir toujours les choses, les animaux, les êtres humains en profondeur et au plus près de leur réalité.

Alliant dextérité et délicatesse, réalisme et sensibilité, Marcel Marlier a construit un univers riche et singulier. Perfectionniste au savoir-faire hors du commun, il était l’un des rares illustrateurs, sinon le seul, à maîtriser aussi excellemment à la fois le portrait, l’attitude, le mouvement, le paysage, le détail documentaire et l’interprétation fictionnelle. Martine, le personnage auquel Marcel Marlier a donné un visage, demeure une référence unique dans le monde de l’édition pour la jeunesse. Un véritable phénomène éditorial avec 60 titres et plus de 65millions d’exemplaires vendus en langue française et 35 millions en langue étrangère.

Marcel Marlier laisse une œuvre, qui est à la fois une extraordinaire vitrine des 50 dernières années et une vision intemporelle d’un monde merveilleux.
Conformément aux souhaits de la famille, les obsèques se sont déroulées dans la plus stricte intimité ce vendredi 21 janvier."

Jonh Barry nous a quitté également





 
 
La musique n'anime-elle pas  
la mémoire des belles  images?
 
 
 
 
 

samedi 20 novembre 2010

WEEK-END BIEN GRIS

 On va passer un w.e. à la maison, bien au chaud, 
 un feu de cheminée si le bois n'est pas trop humide, la Diva à nos côtés, sur le canapé dans la couverture polaire...bien douillette.
C'est peut être le temps d'imaginer "la stratégie" des  petits repas pour les fêtes...
 

J'ai trouvé hier soir en faisant mes courses ce livret plein de recettes magiques, très soft, accompagnés d'extrait  de contes, pour les Fêtes de fin d'année.
Originalité, très belle présentation,
-cela m'a donné l'Idée de préparer des "petits papiers féeriques" pour accompagner la déco de la table-
A peaufiner.

On y trouvera la cannelle, le miel, le chocolat sans oublier  les marrons glacés pour ce qui est des gourmandises;
les gibiers, les poissons et coquillages, les pâtes et riz,  pour  confectionner pour ces jours de rencontres familiales et amicales un parfait repas convivial, coloré et parfumé.



Cela pourra illuminer ces deux journées, 
le  feuilletant  en regardant de temps en temps l'olivier qui tente de sécher ses larmes ou les flammes rougeoyantes des buches de chêne.

Saveurs Hors-Série Spécial Fêtes.
"Digne des plus gourmands contes de fées. Le magazine Saveurs Hors-Série Spécial Fêtes est en kiosque. 138 pages pour se laisser enchanter par la magie des Fêtes, autour des contes de fée revisités par la rédaction.
L’aventure gustative, féerique et incontournable de cette fin d’année. Il était une fois Saveurs, le magazine de l'art de vivre gourmand, qui nous invite dans l'univers féerique des fêtes de fin d'année avec son septième

Orchestré autour des plus jolis contes de fées qui soient, cet ouvrage original est riche de 80 recettes inédites, inspirées par Hansel et Gretel, Peau d’Ane, le Petit Poucet ou encore la Belle et la bête…
Tout y est magique, des photos aux recettes, pensées pour être réalisées par tous, de l’entrée au dessert. Tout cela sous l’oeil bienveillant de Merlin l’enchanteur, alias Pierre Gagnaire.
Alors, laissons nous happer par la féerie du champagne avec Alice, du monde de la mer avec la petite Sirène, du gibier avec Pierre et le loup, de l'exotisme avec les Contes des mille et une nuits ou encore de la pomme avec Blanche Neige.
Plus qu'un magazine, presque un livre, Saveurs Hors-Série Spécial fêtes est, pour 5 euros seulement, sans aucun doute le plus savoureux des contes, à consulter jusqu’à la nuit des temps."

"Et les convives quittèrent la table, repus et heureux, se demandant déjà que serait le festin du lendemain." 

Bonne journée

dimanche 7 mars 2010

Pour Michelaise...


Contes divers de Guy de Maupassant
 "Le gâteau"


Jean Baptiste Siméon CHARDIN

Disons qu’elle s’appelait Mme Anserre, 
pour qu’on ne découvre point son vrai nom. C’était une de ces comètes parisiennes qui laissent comme une traînée de feu derrière elles. Elle faisait des vers et des nouvelles, avait le cœur poétique et était belle à ravir. Elle recevait peu, rien que des gens hors ligne, de ceux qu’on appelle communément les princes de quelque chose. Être reçu chez elle constituait un titre, un vrai titre d’intelligence ; du moins on appréciait ainsi ses invitations.
Son mari jouait le rôle de satellite obscur. Être l’époux d’un astre n’est point chose aisée. Celui-là cependant avait eu une idée forte, celle de créer un État dans l’État, de posséder son mérite à lui, mérite de second ordre, il est vrai ; mais enfin, de cette façon, les jours où sa femme recevait, il recevait aussi ; il avait son public spécial qui l’appréciait, l’écoutait, lui prêtait plus d’attention qu’à son éclatante compagne.

 Auguste RENOIR
 
Il s’était adonné à l’agriculture ; à l’agriculture en chambre. Il y a comme cela des généraux en chambre, – tous ceux qui naissent, vivent et meurent sur les ronds de cuir du ministère de la Guerre ne le sont-ils pas ? – des marins en chambre, – voir au ministère de la Marine, – des colonisateurs en chambre, etc., etc. Il avait donc étudié l’agriculture, mais il l’avait étudiée profondément, dans ses rapports avec les autres sciences, avec l’économie politique, avec les arts, – on met les arts à toutes les sauces, puisqu’on appelle bien « travaux d’art » les horribles ponts des chemins de fer. Enfin il était arrivé à ce qu’on dît de lui : « C’est un homme fort. » On le citait dans les revues techniques ; sa femme avait obtenu qu’il fût nommé membre d’une commission au ministère de l’Agriculture.
Cette gloire modeste lui suffisait.

Émile BAUDOUX

Sous prétexte de diminuer les frais, il invitait ses amis le jour où sa femme recevait les siens, de sorte qu’on se mêlait, ou plutôt non, on formait deux groupes. Madame, avec son escorte d’artistes, d’académiciens, de ministres, occupait une sorte de galerie, meublée et décorée dans le style Empire. Monsieur se retirait généralement avec ses laboureurs dans une pièce plus petite, servant de fumoir, et que Mme Anserre appelait ironiquement le salon de l’Agriculture.
Les deux camps étaient bien tranchés. Monsieur, sans jalousie, d’ailleurs, pénétrait quelquefois dans l’Académie, et des poignées de main cordiales étaient échangées ; mais l’Académie dédaignait infiniment le salon de l’Agriculture, et il était rare qu’un des princes de la science, de la pensée ou d’autre chose se mêlât aux laboureurs.
Ces réceptions se faisaient sans frais : un thé, une brioche, voilà tout. Monsieur, dans les premiers temps, avait réclamé deux brioches, une pour l’Académie, une pour les laboureurs ; mais Madame ayant justement observé que cette manière d’agir semblerait indiquer deux camps, deux réceptions, deux partis, Monsieur n’avait point insisté ; de sorte qu’on ne servait qu’une seule brioche, dont Mme Anserre faisait d’abord les honneurs à l’Académie et qui passait ensuite dans le salon de l’Agriculture.

Mary CASSATT

Or, cette brioche fut bientôt, pour l’Académie, un sujet d’observation des plus curieuses. Mme Anserre ne la découpait jamais elle-même. Ce rôle revenait toujours à l’un ou à l’autre des illustres invités. Cette fonction particulière, spécialement honorable et recherchée, durait plus ou moins longtemps pour chacun : tantôt trois mois, rarement plus ; et l’on remarqua que le privilège de « découper la brioche » semblait entraîner avec lui une foule d’autres supériorités, une sorte de royauté ou plutôt de vice-royauté très accentuée.
Le découpeur régnant avait le verbe plus haut, un ton de commandement marqué ; et toutes les faveurs de la maîtresse de maison étaient pour lui, toutes.
On appelait ces heureux dans l’intimité, à mi-voix, derrière les portes, les « favoris de la brioche », et chaque changement de favori amenait dans l’Académie une sorte de révolution. Le couteau était un sceptre, la pâtisserie un emblème ; on félicitait les élus. Les laboureurs jamais ne découpaient la brioche. Monsieur lui-même était toujours exclu, bien qu’il en mangeât sa part.

Jean-Frédéric BAZILLE

La brioche fut successivement taillée par des poètes, par des peintres et des romanciers. Un grand musicien mesura les portions pendant quelque temps, un ambassadeur lui succéda. Quelquefois, un homme moins connu, mais élégant et recherché, un de ceux qu’on appelle, suivant les époques, vrai gentleman, ou parfait cavalier, ou dandy, ou autrement, s’assit à son tour devant le gâteau symbolique. Chacun d’eux, pendant son règne éphémère, témoignait à l’époux une considération plus grande ; puis quand l’heure de sa chute était venue, il passait à un autre le couteau et se mêlait de nouveau dans la foule des suivants et admirateurs de la « belle Madame Anserre ».

Claude MONET

Cet état de choses dura longtemps, longtemps ; mais les comètes ne brillent pas toujours du même éclat. Tout vieillit par le monde. On eût dit, peu à peu, que l’empressement des découpeurs s’affaiblissait ; ils semblaient hésiter parfois, quand on leur tendait le plat ; cette charge jadis tant enviée devenait moins sollicitée ; on la conservait moins longtemps ; on en paraissait moins fier. Mme Anserre prodiguait les sourires et les amabilités ; hélas ! on ne coupait plus volontiers. Les nouveaux venus semblaient s’y refuser. Les « anciens favoris » reparurent un à un comme des princes détrônés qu’on replace un instant au pouvoir. Puis, les élus devinrent rares, tout à fait rares. Pendant un mois, ô prodige, M. Anserre ouvrit le gâteau ; puis il eut l’air de s’en lasser ; et l’on vit un soir Mme Anserre, la belle Madame Anserre, découper elle-même. Mais cela paraissait l’ennuyer beaucoup ; et le lendemain, elle insista si fort auprès d’un invité qu’il n’osa point refuser.

 Loïc NOËL

Le symbole était trop connu cependant ; on se regardait en dessous avec des mines effarées, anxieuses. Couper la brioche n’était rien, mais les privilèges auxquels cette faveur avait toujours donné droit épouvantaient maintenant ; aussi, dès que paraissait le plateau, les académiciens passaient pêle-mêle dans le salon de l’Agriculture comme pour se mettre à l’abri derrière l’époux qui souriait sans cesse. Et quand Mme Anserre, anxieuse, se montrait sur la porte avec la brioche d’une main et le couteau de l’autre, tous semblaient se ranger autour de son mari comme pour lui demander protection.
Des années encore passèrent. Personne ne découpait plus ; mais par suite d’une vieille habitude invétérée, celle qu’on appelait toujours galamment la « belle Madame Anserre » cherchait de l’œil, à chaque soirée, un dévoué qui prît le couteau, et chaque fois le même mouvement se produisait autour d’elle : une fuite générale, habile, pleine de manœuvres combinées et savantes, pour éviter l’offre qui lui venait aux lèvres.

 Jean Honoré FRAGONNARD
Or, voilà qu’un soir on présenta chez elle un tout jeune homme, un innocent et un ignorant. Il ne connaissait pas le mystère de la brioche ; aussi lorsque parut le gâteau, lorsque chacun s’enfuit, lorsque Mme Anserre prit des mains du valet le plateau et la pâtisserie, il resta tranquillement près d’elle.
Elle crut peut-être qu’il savait ; elle sourit, et, d’une voix émue :
« Voulez-vous, cher monsieur, être assez aimable pour découper cette brioche ? »
Il s’empressa, ôta ses gants, ravi de l’honneur.
« Mais comment donc, Madame, avec le plus grand plaisir. »
Au loin, dans les coins de la galerie, dans l’encadrement de la porte ouverte sur le salon des laboureurs, des têtes stupéfaites regardaient. Puis, lorsqu’on vit que le nouveau venu découpait sans hésitation, on se rapprocha vivement.
Un vieux poète plaisant frappa sur l’épaule du néophyte :
« Bravo ! jeune homme », lui dit-il à l’oreille.
On le considérait curieusement. L’époux lui-même parut surpris. Quant au jeune homme, il s’étonnait de la considération qu’on semblait soudain lui montrer, il ne comprenait point surtout les gracieusetés marquées, la faveur évidente et l’espèce de reconnaissance muette que lui témoignait la maîtresse de la maison.
Il paraît cependant qu’il finit par comprendre.
À quel moment, en quel lieu la révélation lui fut-elle faite ? On l’ignore ; mais il reparut à la soirée suivante, il avait l’air préoccupé, presque honteux, et regardait avec inquiétude autour de lui. L’heure du thé sonna. Le valet parut. Mme Anserre, souriante, saisit le plat, chercha des yeux son jeune ami ; mais il avait fui si vite qu’il n’était déjà plus là. Alors elle partit à sa recherche et le retrouva bientôt tout au fond du salon des « laboureurs ». Lui, le bras passé sous le bras du mari, le consultait avec angoisse sur les moyens employés pour la destruction du phylloxéra.
« Mon cher monsieur, lui dit-elle, voulez-vous être assez aimable pour me découper cette brioche ? »
Il rougit jusqu’aux oreilles, balbutia, perdant la tête. Alors M. Anserre eut pitié de lui et, se tournant vers sa femme :
« Ma chère amie, tu serais bien aimable de ne point nous déranger : nous causons agriculture. Fais-la donc couper par Baptiste, ta brioche. »
Et personne depuis ce jour ne coupa plus jamais la brioche de Mme Anserre.

 Une autre de mes passions...
Guy de MAUPASSANT

lundi 22 février 2010

Pour les autres grands enfants

qui aiment la littérature enfantine.


  Martina Skala  se consacre depuis quelques années à l'illustration et à la peinture.

 
Elle a imaginé les périples d'un petit violon sorti d'un œuf  Strado  adopté par un vieux violoniste Varius. 
Des rencontres musicales et amusantes autour de Bach, Mozart et Vivaldi 
-cf "Per l'amore di Venessia"

vendredi 16 octobre 2009

Le violon noir.

Il est des nuits d'insomnie, où il est bon de saisir le petit livre en attente sur la table de chevet, moment privilégié de silence, émotions amplifiées...

"Venise n'est pas une ville, c' est un songe posé sur le bord de la mer"

Venise, XIXe siècle. Les guerres napoléoniennes font rage à travers l’Europe. Johannes Karelski, un jeune violoniste de talent, est enrôlé dans l’armée française et est blessé au combat. Il sera alors cantonné à Venise, la Sérénissime, et logera chez un mystérieux luthier du nom d’Erasmus, amateur de jeux d’échecs et d’eau-de-vie. Les deux hommes, unis par leur passion de la musique et du violon, se rencontrent comme si c'était un signe du destin, et une relation forte va se nouer entre les deux. Johannes lui parle de sa vie vouée au violon depuis son plus jeune âge, ainsi que de l’opéra qu’il prépare depuis longtemps sans jamais en arriver à bout. Erasmus, quant à lui, lui raconte sa jeunesse dans les ateliers de Stradivarius et du mystérieux violon noir, l’instrument parfait et véritable chef-d’œuvre créé à l’image d’une femme, une merveilleuse cantatrice et l’amour de sa vie.

vendredi 19 juin 2009

...parce que les fleurs, c'est périssable!

Voici un petit livre bien sympathique offert par Coraline, une de mes clavecinistes, en cadeau de fin d'année (ne serait-ce pas à nous de leur faire des offrandes pour les bons moments passés ensemble?)
Idées de dîners rigolos, compliments à éviter quand vous êtes invité, ode au chocolat, plan de table, histoire des couverts et j'en passe!
Des surprises, un contact très agréable.
Introduction ponctuée par Oscar Wilde:
"Après un bon diner, on peut pardonner à n'importe qui , même à sa famille."

mardi 16 juin 2009

"Et si nous embrassions nos sourires? Mal de pierres"

Je viens de terminer d'un seul trait "Mal de pierres" et le petit dernier édité chez Liana Levi dans la collection Piccolo "Mon voisin" de Milena Agus: un petit bijou.
J'avais déjà lu "Battement d'ailes" à sa parution, et découvert ainsi Milena, loin du business, des médias, femme solitaire, énigmatique, qui explique sa démarche d'écriture, dans un texte "comme une funambule", une personne voulant passer inaperçue , qui a besoin de son petit cahier d'écriture comme de ses poumons, et de sa Sardaigne pour exprimer ses émotions, ses pensées, ses états d'âme.
Je ne suis pas critique littéraire d'ailleurs je déteste cela, mais j'ai passé un excellent moment avec cette courte histoire d'amour, pas plus de cinquante pages, lecture aisée, des moments surprenants par leur simplicité, la description des petits riens de la vie.
Que du bonheur!

" Otait les petites pâtes étoilées de la bouillie collées aux lèvres du bébé".