AUTUNO

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SEPTEMBRE...L'AUTOMNE POINTE SON NEZ.

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jeudi 7 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -5 ter-


Les couloirs se succèdent dans le château de Gotha, 
les pièces organisées en salon nous font découvrir des merveilles; pantoufles au pied pas très seyantes, on glisse tel de maladroits pingouins...
Dieti, notre talentueuse guide, est persuadée qu'il s'agit, en nous affublant de ces pompes feutrées, d'économiser les frais de cireuse.
Allez! valsons...


 Éléphant presse-papier
or, argent, pierres précieuses



 Quelques impressions...

Après avoir rendu nos précieuses chausses que nous n'aurions pas l'idée de récupérer, 


entrainés dans  un pas de bourrée un peu fatigué, nous arrivons dans le petit théâtre EKHOF.

Petit théâtre avec ses décors d'origine en bois.

L’ancienne salle de bal de la tour ouest du château de Friedenstein, aménagée en « Théâtre comique » suite à des travaux réalisés de 1681 à 1683, fut la première salle de théâtre de Thuringe. Ce petit théâtre encore utilisé de nos jours, devint surtout célèbre grâce à Conrad Ekhof (1720-1778), célébré dès son vivant comme « le père de la dramaturgie allemande ».
Le duc de Gotha décida alors de créer un théâtre à la Cour sans se douter des conséquences immenses qu’allait avoir ce geste perçu au départ comme une solution provisoire. L’orchestre et les deux balcons du théâtre peuvent accueillir jusqu’à 250 personnes. Les murs blancs et nus, le parquet très sobre, les chaises rudimentaires simplement recouvertes d’étoffe, les équipements et les décors d’origine permettent encore aujourd’hui de se replonger dans l’ambiance des répétitions et des représentations de l’époque d’Ekhof.



La visite se termine en fin de matinée...
mais où est donc Bach dans tout cela?


 Luther et son épouse Katharina von Bora
manuscrit de la main de Luther


Derrière cette belle porte se trouve
l'entrée de l'église du château.



Le Vendredi Saint de 1717, Johann Sebastian Bach fut engagé à Gotha pour diriger l'une de ses Passions- partition pour l'instant inconnue- dans l'église du château. 

 

L'église du château a été consacrée en 1646 pour le baptême du prince héritier Frédéric Ier de Saxe-Gotha-Altenbourg et aménagée dès 1685-1697.  Jusqu'à 1918, elle servit d'église à la cour. 
On y conserve le buste d'Ernest le Pieux, au-dessus duquel on peut lire sa devise inscrite sur une ardoise noire tenue par deux anges : "In silentio et spe". C’est dans le calme et la confiance que sera votre force -Isaïe  30,15-.  
Les ouvrages en stuc ont été réalisés par les frères Rust et les fresques du plafond par Seivert Lammers (1648-1711).

Quittons GOTHA avec en mémoire la devise 
d'Ernest le PIEUX

"C'est dans le calme et la confiance 
que sera votre force"

ou bien celle du médaillon nous accueillant sur l'arrière du château: le baiser de la Paix



"la paix nourrit, 
la discorde dévore"

à suivre:Mulhausen


Mise en bouche



7 commentaires:

  1. Petit clin d'oeil de la collectionneuse d'éléphants,
    Pour le baiser de la paix ! à d'autres! y'en a un qui a un grand coupe papier !

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  2. Aliénor aimerait bien l'éléphant !
    Je te remercie, Martine, ton reportage est passionnant. Que des belles choses....tu peux affronter l'automne et même l'hiver avec tous ces souvenirs !

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  3. Ben dis donc. heureusement que la main d'oeuvre coûtait moins cher !

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  4. Ces pantoufles bizarres sont appelées chez nous, des *patins*. Impossible de marcher sans glisser. Ce n'est pas pour économiser la cireuse, mais éviter les trous de talons dans le parquet, éviter aussi de l'abîmer avec les chaussures modernes.

    Quel bel éléphant, je n'aurais pas eu le budget pour le faire figurer dans ma vitrine sur les éléphants. Animal très intéressant. J'ai maintenant la collection à vendre, je ne remonterais plus cette vitrine qui a fait le tour.

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  5. Merci pour cette délicieuse *mise en bouche*. Je ne suis pas encore rassasiée. Même si je dois faire attention de ne pas reprendre les kg perdu en jeûnant en Norvège.

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  6. Passionnant, sans aucun doute et tellement bien présenté ... le baroque devient beau par ton intermédiaire !

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