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samedi 9 octobre 2010

UNE PETITE APARTE


Avant que de retrouver Bach et les autres personnages
rencontrés en Allemagne,

la luge dans la neige 1944




 Cheval bleu dans le ciel
La flûte enchantée

 
une petite visite avec la classe comme chaque année au Musée  Marc CHAGALL. Après avoir vu l'exposition estivale qui sera décrochée mardi, une dernière balade au royaume des
"Sans dessus dessous" 
le monde renversé de Chagall.


 La résurrection au bord du fleuve 1947

 
Mon petit monde, après avoir découvert ou retrouvé la symbolique du Maitre, s'est installé dans le bel auditorium bleu où la projection d'un film avait été spécialement déplacée pour nous laisser dans le calme et la concentration.
Quelle belle attention de la part des organisateurs. 


Crayons de couleurs sortis de leur boîte, sur un petit carré de papier dessin, les petites mains s'activent avec plus ou moins d'inspiration, à moi de les féliciter et de les mettre à l'aise.
A Alain de faire la mise en page lorsque tout sera rendu; et en avant pour de nouvelles aventures musicales qui vont rythmer l'année au "son de la couleur". 

Vibration, vibration, tu es avec nous!



le catalogue est en ligne

à suivre: Mülhausen et Weimar

jeudi 7 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -5 ter-


Les couloirs se succèdent dans le château de Gotha, 
les pièces organisées en salon nous font découvrir des merveilles; pantoufles au pied pas très seyantes, on glisse tel de maladroits pingouins...
Dieti, notre talentueuse guide, est persuadée qu'il s'agit, en nous affublant de ces pompes feutrées, d'économiser les frais de cireuse.
Allez! valsons...


 Éléphant presse-papier
or, argent, pierres précieuses



 Quelques impressions...

Après avoir rendu nos précieuses chausses que nous n'aurions pas l'idée de récupérer, 


entrainés dans  un pas de bourrée un peu fatigué, nous arrivons dans le petit théâtre EKHOF.

Petit théâtre avec ses décors d'origine en bois.

L’ancienne salle de bal de la tour ouest du château de Friedenstein, aménagée en « Théâtre comique » suite à des travaux réalisés de 1681 à 1683, fut la première salle de théâtre de Thuringe. Ce petit théâtre encore utilisé de nos jours, devint surtout célèbre grâce à Conrad Ekhof (1720-1778), célébré dès son vivant comme « le père de la dramaturgie allemande ».
Le duc de Gotha décida alors de créer un théâtre à la Cour sans se douter des conséquences immenses qu’allait avoir ce geste perçu au départ comme une solution provisoire. L’orchestre et les deux balcons du théâtre peuvent accueillir jusqu’à 250 personnes. Les murs blancs et nus, le parquet très sobre, les chaises rudimentaires simplement recouvertes d’étoffe, les équipements et les décors d’origine permettent encore aujourd’hui de se replonger dans l’ambiance des répétitions et des représentations de l’époque d’Ekhof.



La visite se termine en fin de matinée...
mais où est donc Bach dans tout cela?


 Luther et son épouse Katharina von Bora
manuscrit de la main de Luther


Derrière cette belle porte se trouve
l'entrée de l'église du château.



Le Vendredi Saint de 1717, Johann Sebastian Bach fut engagé à Gotha pour diriger l'une de ses Passions- partition pour l'instant inconnue- dans l'église du château. 

 

L'église du château a été consacrée en 1646 pour le baptême du prince héritier Frédéric Ier de Saxe-Gotha-Altenbourg et aménagée dès 1685-1697.  Jusqu'à 1918, elle servit d'église à la cour. 
On y conserve le buste d'Ernest le Pieux, au-dessus duquel on peut lire sa devise inscrite sur une ardoise noire tenue par deux anges : "In silentio et spe". C’est dans le calme et la confiance que sera votre force -Isaïe  30,15-.  
Les ouvrages en stuc ont été réalisés par les frères Rust et les fresques du plafond par Seivert Lammers (1648-1711).

Quittons GOTHA avec en mémoire la devise 
d'Ernest le PIEUX

"C'est dans le calme et la confiance 
que sera votre force"

ou bien celle du médaillon nous accueillant sur l'arrière du château: le baiser de la Paix



"la paix nourrit, 
la discorde dévore"

à suivre:Mulhausen


Mise en bouche



mardi 5 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -5 bis-




Avant que de poursuivre la balade dans le château, car ce n'est pas terminé... je reviens sur ce tableau qui nous a retenu un certain temps...

C'est sous le Duc August que fut probablement acquis le très célèbre tableau de la collection « Les amoureux de Gotha ». En 1844, l’image fut pour la première fois répertoriée. En tant que premier double portrait autonome dans la peinture allemande, ce tableau possède une grande valeur dans l’histoire de l’art.

.        
"Gothaer Lieberspaar"
 Les amoureux de Gotha 

Peint vers 1480-85 par un peintre encore énigmatique de l’époque précédent  Dürer, Maître du Cabinet d’Amsterdam, ce tableau appartient aux remarquables créations de la peinture du Haut Moyen-Âge et fait figure avec juste raison du « couple d’amoureux classique de l’art germanique ». Ce fascinant chef-d’œuvre, un des plus anciens doubles portraits allemands, incarne surtout un jeune et beau couple comme représentation idéale de la vie florissante et vertueuse. 
Devant l’arrière-fond d’une vraie histoire d’amour, sont représentés « les amoureux de Gotha », là dans le champ de tension entre les limites du rang social et les idéaux de l’amour courtois ou de l’amour tout court, comme document unique d’une liaison naturelle entre un noble et une bourgeoise.
Le comte Philippe le Jeune de Hanau-Münzenberg (1449-1500) vivait, après la mort de son épouse, la comtesse Adriane de Nassau (morte en 1477), en concubinage avec Margarethe Weißkircher. Le couple incomparable surmonta dans l’amour les barrières de la société. 
C'est avec une grâce naturelle, que l’artiste saisit de façon très expressive la relation intime des deux amoureux:
L'aubépine, emblème de Vénus, symbolise l'innocence, la pureté virginale. 
La jeune femme tient à la main un Schnürlein, gland doré qu'elle lui offre comme signe de fidélité. 
Le jeune homme lui passe délicatement la main sous le bras, enlacement discret.
Le geste d'invitation transcris par l'avant bras droit levé à hauteur de poitrine, main ouverte, paume vers l'extérieur, doigts écartés, légèrement repliés.
Dans les différentes étapes de  la relation amoureuse, la tendresse se situe entre la séduction et l'acte charnel. Elle est le moment qui traduit le mieux l'idéal de l'amour, fait d'égalité et de réciprocité,
 
« car Amour se plaît de choses égales ».
 
Après une longue existence en dépôt, le tableau grand format fut de nouveau présenté au public à partir du 1er juin 1997, pour donner toute l’ampleur de sa valeur sur le plan de l’histoire de l’art. La restauration du tableau fut sponsorisée par la Fondation de la Culture de Gotha.

bonne journée...

lundi 4 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -5-


 GOTHA



 Le château de FRIEDENSTEIN se trouve sur l'axe 
des villes allemandes les plus riches au niveau culturel.


Le duc Ernest 1er nommé "le pieux" de la maison ernestine de Saxe-Weimar choisit GOTHA comme résidence du duché de Saxe-Gotha, nouvellement créé, à la suite d'un partage d'héritage et fit construire le château sur le Schlossberg haut de 311 mètres!
Ce fut la première construction de château de 1645 à 1654, un des plus grands néo-baroque d'Allemagne. Cet édifice fut construit selon les plans de l’architecte Rudolphi. Il fallut pas moins de mille artisans pour bâtir cette demeure à trois ailes ainsi que plus tard les casemates fortifiées aujourd'hui accessibles au visiteur. 


Le château de Friedenstein devait servir de modèle à de nombreux châteaux de Thuringe. La légende voulait que le château ait autant de pièces qu’il y a de jours dans l’année. Cet édifice fut non seulement le lieu de décisions politiques importantes, mais aussi le cadre d’activités artistiques, scientifiques et philosophiques de réelle portée et – en tout cas durant certaines périodes – d’une impressionnante qualité, par exemple au 18e siècle, lorsque Voltaire séjourna longuement à la cour de Gotha et contribua à en faire un centre des lumières en Allemagne. 

 Un musée riche en collection d'art qui se composent entre autres de peintures anciennes allemandes et néerlandaises, dans un riche apparat de meubles et d'objets d'art.
Nous serons dirigés vers  les CRANACH, les  quelques portraits de Luther; des joyaux du XIV et XVème siècle dont "le couple d'amoureux de Gotha du maitre du cabinet d'Amsterdam, des sculptures sur bois  expressives représentant des épisodes bibliques, tout au long d'un parcours ciblé qui nous fera traverser une partie du château.
Un petit bracelet en papier rouge certifiera que nous avons donné notre écu pour avoir le droit de faire des photos, cela en vaut bien le déboursement..
Je vous fais ainsi profiter de quelques raretés. 
Nous rendons-nous compte du Bonheur de pouvoir ainsi apprécier les objets de l'Histoire ancienne conservées grâce à la volonté de mécènes sensés et  sensibles ?

 Christ sculptés sur bois du XIV ème siècle

Les CRANACH :
l'Ancien:   1472-1553

le Jeune:  1515-1586 

Le Christ et Marie Madeleine
Lucas CRANACH l'Ancien



 Sculpture sur bois si expressives.

 "Le couple d'Amoureux de Gotha"
du Maitre de Cabinet d'Amsterdam vers 1483-85

 détails pour apprécier la finesse!
Vous ne trouvez pas cela expressif, poétique?
Émouvant... 

On continue, les images valent bien mieux que les mots.


Fac-simil de gravures de DÜRER.
L'amour à travers les âges


 Je ne pouvais pas rester insensible aux fleurs



Vous connaissez ma Passion pour les luminaires: impressionnants!

Fin de la première partie
à suivre...

dimanche 3 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -4-


La journée se termine par la visite de 
WECHMAR et DORNHEIM.

Wechmar


Berceau familial, Wechmar, petite bourgade en pleine campagne,  passe pour le berceau de la dynastie  Bach.
L'aïeul fondateur se nomme Veit BACH, meunier et musicien, qui quitte la Hongrie pour sauvegarder sa foi luthérienne. Il s'installe dans une maison où au rythme du moulin il s'accompagne d'un "lythiringen", sorte de cistre ou petit luth.



Arbre généalogique de la famille BACH (extrait) avec son dernier représentant 
Wilhelm Friedrich Ernst Bach 1759-1845
qui fut invité par Mendelsonh à Leipzig le 23 avril 1843 pour inaugurer le monument dédié à Bach.

Nous visitons ensuite le moulin...



Le moulin, avec des vues montrant ce qu'il était devenu,
abandonné et délabré et la restauration qui s'en est suivie. 
Un concert vocal nous a été offert sur des textes extraits 
du "Petit livre d'Anna Magdalena Bach". 


Nous quittons Wechmar pour Dornheim et l'église Saint Bartholomée. Imaginez une maison au grand toit incliné, fleurie de pétunias roses et blanc: auriez vous l'idée qu'il s'agit d'une église luthérienne? Nous rentrons par le petit porche et découvrons une toute petite église blanche...

où Johann Sebastian a convolé en justes noces le 17 octobre 1707 avec

"la vertueuse demoiselle Maria Barbara, fille cadette de feu Johann Michaël Bach, organiste à Gehren" 

Ce lieu  très agréable ne nous écrase pas par ses dimensions, simplicité des  décorations anciennes de qualité. Les festivités du mariage ont dû  être très appréciées en ces lieux remplis de sérénité, la famille  Bach étant nombreuse, cela a dû être très chaleureux avec quantité de musique de qualité pour célébrer le culte. 



Exception à la règle:
ce sera le seul instrument que nous pourrons faire sonner.

Retour à Weimar où nous goûterons les fameuses saucisses de Thuringes avec leur accompagnement de  choucroute, le vin blanc si fruité, et les 10 coups de l'horloge aux cloches de céramiques qui accompagneront l'heure du couvre-feu!

A suivre: GOTHA

samedi 2 octobre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -3-


ARNSTADT
(...)Il vous appartient maintenant essentiellement de vous montrer en toute chose le fidèle et honnête serviteur de notre très gracieux seigneur le Comte; en particulier vous vous montrerez actif et digne de la confiance dans tout ce qui relèvera de la pratique de votre art et de votre science , et des charges et missions qui vous sont confiées; vous serez précis les dimanches et jours de fêtes et autres jours de service public en ladite Eglise-Neuve pour tenir l'orgue qui vous est confié; vous en userez de façon convenable; vous veillerez à ce qu'il soit maintenu en bon état et en prendrez grand soin(.....) Par ailleurs dans votre vie quotidienne vous cultiverez la crainte du Seigneur, la sobriété et l'amour de la paix; en toute chose, vous éviterez la mauvaise compagnie pour n'être point distrait de votre service, et pour vous conduire en tout point comme il convient à un organiste et à un serviteur qui la sens de l'honneur envers Dieu, les autorités de ce monde et vos supérieurs(...)
Notre hôtel à Weimar est remarquable, grand luxe, petit déjeuner allemand... je vous en reparlerai. Nous voici dès 9 heures du matin en direction d'Arnstadt, notre journée étant de retrouver   les traces des ancêtres de Johann Sebastian.
Il commence à bruiner. C'est sous les parapluies de fortune que nous visitons des miniatures nous montrant les différents édifices de la cité qui sont exposés dans le jardin   de Neideck ; Il  ne reste plus que la tour restaurée, tour où le premier Bach d'Arnstadt, Caspar, habita pour assurer ses fonctions de musicien...

Quelques édifices reproduits en taille réduite

Juste à côté, on peut  admirer un  musée qui possède une collection de poupées, unique en son genre, et  qui porte le joli nom de « Mon Plaisir ». Cette collection est née au 18e siècle sur une idée de la princesse Augusta Dorothea von Schwarzburg-Arnstadt


Les photos sont interdites, on est pisté, observé de près! 
Il faut être ingénieux pour prendre de mauvaises vues.


La princesse demande aux artisans et aux employés de la Cour les plus habiles de leurs mains de confectionner plus de 400 poupées en étoffe, en cire et en bois. Ces poupées présentées dans une trentaine de maisons  offrent aujourd’hui un aperçu à la fois passionnant et amusant de la vie de l’époque, à la Cour comme en ville. C'était une manière de faire  apprendre le savoir-vivre et le savoir-faire  aux  jeunes gens de  cette époque.


Arnstadt est une petite ville qui a accueilli de nombreux Bach dès 1620 jusqu'en 1792:une vraie dynastie! Au total, 17 représentants de la famille Bach ont vu le jour à Arnstadt, huit s’y sont mariés et 25 reposent dans l’ancien cimetière de la ville. 

La statue du jeune Bach sur la place du marché dans une pose très expressive!
sculpteur: Bernd Göbel 
 
C'est en juillet 1703 que  le conseil municipal fait appel à l’organiste de Weimar, 
Johann -Sebastian Bach, pour essayer les orgues de la « Neue Kirche » d’Arnstadt, construites par le facteur Wender de Mühlhausen. Les morceaux interprétés par le jeune homme pour juger de la qualité de l’instrument sont  si convaincants que les membres du conseil le contactent le mois suivant pour qu’il prenne la place d’organiste dans l’église qui porte aujourd’hui son nom. 


Orgues de la Neue Kirsche devenue la Bachkirsche 

Nous étions accueilli par Göttfried PRELLER qui nous a interprété lors d'un petit concert cette toccata.
Quelle émotion dans cette belle église luthérienne de s'imaginer Bach à la tribune...

Mais cette collaboration prometteuse ne dure en fait que quatre années. 
A plusieurs reprises, le jeune organiste, qui ne vit que pour sa musique, est  invité à se justifier devant le consistoire: en 1705 en raison d’une bagarre avec un enfant de chœur de trois ans son ainé, Geyersbach, passablement dissipé et agressif ; une autre fois pour avoir prolongé de son propre fait son voyage à Lübeck limité à l’origine à quatre semaines et destiné à lui permettre de rencontrer Dietrich Buxtehude.  Il sera absent 4 mois! 
On lui reproche également d’avoir osé 

« dans le choral nombre de variations curieuses et de tonalités étranges qui étonnent la paroisse ». 
Enfin, durant la même année, Bach reçoit un blâme pour avoir demandé à une jeune fille étrangère au chœur de 
« jouer et composer à l’orgue »
Alors qu’il est âgé de 22 ans, Bach quitte donc son premier poste d’organiste pour s’installer à Mühlhausen.

mardi 28 septembre 2010

SUR LES TRACES DE BACH -2-


EISENACH

Nous quittons la Wartburg 
et après un repas arrosé de vin blanc fruité de Thuringe notre prochaine étape nous attend: 
la ville natale de Johann Sebastian, Eisenach.



Acte de naissance
21 mars 1685

Le musée situé à côté de la maison des Bach nous accueille, il est le plus ancien voué au compositeur. 
C'est en 1611 que furent rapprochées deux maisons voisines pour  former cette architecture que l'on connait si bien d'après les manuels destinées à nous faire connaitre Bach.

maison  des Bach vieille de 600 ans

Il se pourrait que cette salle instrumentale qui nous ouvre ses portes ait servi d'étable, voire d'écurie dans des temps plus anciens. C'était l'habitude des Ackerbürgerhaüser ( maisons paysannes). 
Une porte sous "plexi" nous tend sa poignée que je m'empresse de caresser,  il s'agit en effet de la porte d'entrée récupérée à Leipzig lors de la démolition en 1902 de la Thomasschule, entrée  que Bach a franchi   tous les jours durant 27 ans pour assurer son service d'enseignant.


 Orgue positif de salon:
Eberhardt Anthony Heinrich 1722

 La salle de concert est petite mais richement remplie d'instruments à clavier en état de sonner.
Une dame, très certainement pianiste,  nous accueille et s'installe devant chaque clavier pour nous jouer quelque répertoire du grand maitre. Vous n'imaginez pas comme cela me démangeait de m'y mettre mais en Allemagne très difficile de déroger à la règle!
Non toccare.



Gilles CANTAGREL
actionnant la soufflerie "a mano"


Clavecin copie de Jürgen AMMER 2003 
d'après Johann Heinrich Harras 1705
Epinette  de 1765 Authentique de Johann Heinrich SILBERMAN

 La devise du lieu:

"Dans la maison de Bach, 
la musique ne peut faire place au silence"



Tout au long de cette visite nous allons découvrir de précieux documents et objets qui nous aident à imaginer  la vie de notre précieux maitre à l'époque baroque. C'est entre des bottes, une épée de promenade, un tuyau d'orgue, un livre des Cantiques que nous découvrons un objet très émouvant: "la coupe de Bach" travail provenant de Saxe-Bohème. Datant d'environ 1735 la gravure sur le devant est un "VIVAT" avec le monogramme des lettres JSB. 
Ce monogramme comporte 14 points, chiffre qui donne le nom de Bach (b=2+a=1+c=3+h=8 : 14)


 
monogramme de JSB dédoublé comme en un miroir:
à vous de trouver... 



Copie datant de 1907 
peint à l'origine en 1690 par Herlicius


Quel est ce personnage qui nous regarde, la chemise légèrement ouverte?
Il s'agit du portrait d' Ambrosius , le père de Bach.
Musicien de ville en chef d'Eisenach, il est en charge d'interpréter tous les jours à 10h et à 17h quelques petits morceaux du haut de la tour de l'hôtel de ville. Il accompagne  les messes dans la Georgenkirsche, également présent  lors des élections du conseil et des enterrements...
Il travaillera 23 ans à Eisenach jusqu'à sa mort en 1695, peu de temps après le décès de sa femme laissant J.S. orphelin à l'âge de 10 ans.
Ce petit dernier sera recueilli par son frère à Ohrdruf.



Surprenant!
qui était Bach , à quoi ressemblait-il? 

En effet un seul portrait conservé à Leipzig, celui de Haussmann, fut peint de son vivant.
L'exhumation de ses ossements fut  très controversée; Un modèle de son crâne en 1894 et un buste de 1895 furent réalisés par le sculpteur Carl Seffner sur la base des mesures réelles du crâne et de la dépouille de JSB...


Visite terminée, je me rends compte que je n'ai pas tout vu en détail, mais le temps presse, nous devons encore voir la petite ville...
C'est toujours le dilemme dans ces voyages, en une fois on ne peut tout appréhender . C'est tellement riche!
On connait bien cela avec Venessia et pourtant on y est allé si souvent!

Quelques vues de cette charmante petite ville...



Nous continuons vers la Georgenkirsche où a été baptisé Bach: notre première église luthérienne. Des orgues superbes mais qui seront cette fois-ci muettes. Le baptistère que je ne peux m'empêcher d'effleurer...



On passe devant  la maison de Luther, où un vélo bleu est en attente de son propriétaire, des façades très décorées, stucs, colorés,  têtes de personnages qui nous observent également, cela ne fait que commencer.


Une belle devise de Martin Luther à méditer avant que de quitter la ville pour joindre notre hôtel à Weimar:

"Si l'on m'apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterai quand même un pommier aujourd'hui".

à suivre...
ce n'était que le premier jour, il y en aura sept autres, 
tous aussi denses!





Bonne nuit.