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dimanche 18 octobre 2009

Pour Anne.


Une belle journée passée en Italie à San Remo où nous sommes allés écouter un ami qui inaugurait l'orgue de l'oratorio San Costanzo dans le quartier ancien de Pigna.
Si je trouve un petit moment je vous en reparlerai

...une bonne semaine à vous tous!

Hier soir, avant une pluie froide venue des montagnes.

Je me mets à "PhotoScape", on s'y amuse, mais ce sera de temps en temps.

vendredi 16 octobre 2009

Cécilia.

"J'avoüray de bonne foy que j'ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend"
François Couperin

Il y a des interprètes qui ne vous déçoivent jamais. Des valeurs sûres égales à leur réputation et à leur sérieux dans le métier.
Avec Cécilia, nous dépassons le commun des mortels.


Je ne m'étendrais pas sur la technique vocale exceptionnelle de "la Bartoli" comme on nommait à l'époque les Divas, elle ne fait que se confirmer, s'assouplir, on en oublie le travail qui permet à cet exceptionnel "organe" que l'on nomme la voix de réaliser tous ces mélismes virtuoses avec une facilité déroutante. Des courbes souples, des phrases qui s'étirent dans un même souffle, ornementation sans faille, changement de tessiture sans souffrance.

Je préfère me pencher sur l'expressivité des airs alanguis, où, là on ne peut pas tricher.
Finesse, émotion retenue, élégance du phrasé qui colle à merveille au texte qui mène le jeu à cette époque.
Tout est naturel, sans effets ampoulés et exagérés, mauvais goût, sans ambages. C'est là que se confirme toute sa nature généreuse, sensuelle et sensible.

Ferveur, joie, élan du cœur, finesse, nuances extrêmes, tout y est pour notre plus grand Délice.


Je la "vois" !


N'oublions pas l'orchestre "Il Giardino Armonico", parfait dans son accompagnement, digne réplique du XXIème des orchestres de l'époque comme on peut les imaginer en Italie au XVIIIIème, avec ces nuances si contrastées, cette vivacité" électrique".

Un très intéressant "précis " avec iconographie, mettant en scène l'histoire des castrats à qui on faisait subir une terrible opération afin qu'ils puissent garder cette voix juvénile et qui, s'ils y survivaient, travaillaient des heures durant à en perdre haleine pour acquérir une technicité hors du commun pouvant les amener à une notoriété époustouflante.


"Evviva il coltellino"


Un merveilleux moment unique pour nos chères oreilles, un délicieux temps de lecture une fois passée les affres des images sur les instruments de chirurgie.
Merci à cette Grande Dame qui nous offre au fil du temps ses recherches musicales avec Bonheur.

...pour passer un excellent week-end, foi de Martine!

Le violon noir.

Il est des nuits d'insomnie, où il est bon de saisir le petit livre en attente sur la table de chevet, moment privilégié de silence, émotions amplifiées...

"Venise n'est pas une ville, c' est un songe posé sur le bord de la mer"

Venise, XIXe siècle. Les guerres napoléoniennes font rage à travers l’Europe. Johannes Karelski, un jeune violoniste de talent, est enrôlé dans l’armée française et est blessé au combat. Il sera alors cantonné à Venise, la Sérénissime, et logera chez un mystérieux luthier du nom d’Erasmus, amateur de jeux d’échecs et d’eau-de-vie. Les deux hommes, unis par leur passion de la musique et du violon, se rencontrent comme si c'était un signe du destin, et une relation forte va se nouer entre les deux. Johannes lui parle de sa vie vouée au violon depuis son plus jeune âge, ainsi que de l’opéra qu’il prépare depuis longtemps sans jamais en arriver à bout. Erasmus, quant à lui, lui raconte sa jeunesse dans les ateliers de Stradivarius et du mystérieux violon noir, l’instrument parfait et véritable chef-d’œuvre créé à l’image d’une femme, une merveilleuse cantatrice et l’amour de sa vie.

lundi 12 octobre 2009

dimanche 11 octobre 2009

Bonne semaine


«Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie.»
Blaise Cendrars

Chagall

Hier après-midi nous sommes allés au musée Marc Chagall avant le décrochage de l'exposition "Dis-moi Blaise "qui se termine mardi.

Les jeunes clavecinistes de cette année (en moyenne 6-7 ans) étaient conviés avec crayons de couleurs et papier dessin pour coucher leurs impressions et organiser ainsi l'affiche des auditions musicales de l'année données au musée.

Encadrés par deux ados, Alain et moi même, les vingt "artistes" devaient choisir un mot d'après les textes de Blaise Cendrars ou de Marc Chagall, et accompagner celui ci de couleurs et formes d'après les impressions retenues par leur mémoire ...
Ils étaient en devenir quant à la lecture et l'écriture, certains ayant juste retenu un article, mais pourquoi pas?
Peu de conférence, quelques éléments de forme, les têtes à côté, les pattes de poule de Charlot, les animaux, le bleu, le vert, le jaune, le rouge, "l'orange", les vaches, la Tour Eiffel
, Paris, l'artiste...
Chacun à son rythme, Laluna me tenant la main, Arthur vif comme l'éclair, Yuliu le petit russe qui découvre sur un tableau
de Chagall sa langue maternelle et nous traduit quelques mots , Lucas qui vient pour la cinquième fois et connait pas mal l'Artiste et sa symbolique (!), Ana et Emy ,mes nièces, invitées et bien contentes de participer en compagnie de tonton et tata.

Il y a toujours ce moment magique de silence dans le bel auditorium bleu lorsque les enfants sont concentrés sur leur création. C'est le moment où tout ce dévoile, l'observation, la sensibilité de chacun, la manière de se laisser aller pour certains, la retenue pour d'autres, leur donner confiance étant un grand plaisir, lorsque ça marche.
Silence encadré par les beaux vitraux racontant la Création et, sur scène, Le Clavecin qu'ils feront sonner bientôt....le 5 décembre si tout va bien.
Quelle sereine après-midi!
A chaque fois, je suis sûre que Marc Chagall fait le voyage pour venir nous rendre visite...

Patchwork!



Mon premier mais peut-être pas mon dernier...

vendredi 9 octobre 2009

Oserait-on...

tirer la langue à l'hiver?