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samedi 28 novembre 2009

Fondation Hartung, Marcel Pérès.



 Marcel Pérès nous avait invité à la fondation Hartung pour suivre sa conférence illustrant les concerts qu'il donnera  avec son ensemble, en mars, à Monaco.
Vieux "pot", Alain ayant fait une partie de ses études dans la même classe, étudiant au conservatoire en classe d'orgue et de composition, nous sommes toujours restés en contact et avons vu son ensemble Organum devenir au fil  des recherches et des enregistrements le grand spécialiste des musiques très anciennes, chant byzantin, chant grégorien, chant corse,  un monde tellement oublié qu'il en parait compliqué.
Un vrai pédagogue qui peut vous faire comprendre l'art des neumes, la naissance de l'écriture musicale, l'étude du "plan" que l'on traduit de nos jours par le mot partition. Voici le lien qui vous en apprendra un peu plus: www.organum-cirma.fr/organum-cirma
Une grande connaissance fait que la conférence même si elle parait savante  est très compréhensible.
Je ne rentrerai dans aucun détail car je n'aurai pas son talent pour vous rendre la chose claire.
Ce dont je peux vous parler c'est la manière dont on vit le livre à cette époque -XI XII ème siècle- véritable oeuvre d'art qui dans le cadre de la liturgie était  tenu dans la main sans être ouvert, les chants appris par coeur.
La codification se met en place.
 " le lutrin fut un objet fondamental dans la transmission des savoir-faire musicaux, non seulement pour le chant mais aussi pour les instruments. Or cette objet, sa valeur musicale et pédagogique, son rôle dans les processus de conceptualisation et de création de la musique sont aujourd'hui largement ignorés."



D'autre part les moines chantent  dans le choeur sans être vus par les croyants, restant debout de longues heures, juste éclairés par la bougie, faisant appel à la "mémoire".
Le pratiquant debout également dans l'obscurité.
Autour du lutrin, ils peuvent être nombreux,  ils sont peu à regarder "le livre", ils se touchent pour marquer le tactus, chantent très proches pour ressentir les  vibrations du son...
Un autre monde que celui des messes d'aujourd'hui.




 Une excellente soirée entre l'Ancien et le Moderne dans un même Univers.

2 commentaires:

  1. Merci pour cet extrait et les explications qui nous permettent de nous représenter l'office de l'époque. Cela me rappelle le groupe musical "Venance Fortunat" (il n'existe peut-être plus aujourd'hui)qui nous avait parlé des neumes, du travail du souffle dans le chant en tant qu'élément de spiritualité, du symbolisme de certaines notes.
    Merci, Martine.
    Anne

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  2. Dialogue avec Alter :
    - Tu as vu... Marcel Pérès !!
    - Marcel Pérès... ça me dit quelque chose...
    - Ben oui, à Saintes... tu sais... avec Dominique Visse et les autres... il avait des cheveux... ça se perd les cheveux
    - Oui, y a beaucoup de choses qui se perdent, surtout les cheveux ! Oui, ils étaient tous en chasuble...
    Dialogue de 2 vieux fans de Saintes au temps de notre découverte de la musique baroque, et de tous ces gens (dont l'ensemble Venance Fortunat, vous avez raison Anne) qui nous ont marqués mais que nous ne voyons plus trop !!

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