PRIMAVERA...

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JOLI MOIS DE MAI...

Membres

jeudi 31 mars 2011

DEMAIN C'EST LE PREMIER


Poisson d'avril oblige
il y en a une qui va être ravie...


Douce Soirée

mercredi 23 mars 2011

FIN DE SEMAINE


... printanière


 Premier concert 
du Printemps des Arts de Monaco. 
Ce festival offre cette année un parcours qui débute par
la Porte de Félicité 

L'instrument central est un kanoun (sorte de cithare). 
Au dessus le ney (flute),
 à côté le kementché (vièle),
la percussion un grand  daf.
(pour Béa) 

Dialogue musical entre le xvème siècle, basses danses, Guillaume Dufay, Gilles de Binchois, et la musique des derviches tourneurs et autres improvisations orientales. Des hautbois de cette époque aux timbres si spécifiques aux côtés du ney, flute en roseau, du kamancheh sorte de vièle, du oud qui est sans aucun doute l'ancêtre du luth  et du daf percussion qui pulse majestueusement la procession de la monodie turque. 
L'ensemble Doulce Mémoire  et son chef Denis Raisin Dadre s'en donnent à coeur joie, et échangent avec l'ensemble Kudsi Erguner très "star" dans son pays. Conversation, échanges, courtoisie saluant avec bonheur le respect des différences.

Je ne visiterai pas les derviches tourneurs le lendemain, regret, mais rendez-vous pris avec Francis Huster qui nous donne une interprétation magistrale  dans "Traversée de Paris" de Marcel Aymé.



Un texte à relire,  parcourt nocturne dans le Paris de l'occupation, terrible illustration de cette période où délation, collaboration, dénonciation,   marché noir, argent pour ceux qui profitent de la misère des temps douloureux que l'on ne doit pas oublier sont monnaie courante! rien à voir avec le film que nous connaissons, remarquable mais qui a gommé complètement la description faite par  l'écrivain de cette période si tourmentée et tragique.

Une interprétation magistrale, comme je le disais,  sans doute très éprouvante , -tous les personnages en un seul- pour ce comédien que j'aime beaucoup sur scène, il se donne à fond, rempli d'enthousiasme, défendant l'écrivain qu'il nous présente à la fin, épuisé mais n'en montrant rien, passionné, parlant de Jean Louis Barrault et de Madeleine Renaud, présentant Bourvil comme un très grand comédien sachant utilisé tous les registres de la comédie et du drame.
Retour chez soi emplie d'énergie après avoir eu la signature  au feutre noir et épais, sur le programme que je garderai précieusement. 
Grande proximité avec ce Monsieur et son public. Être de lumière.

Et le lendemain?
Un dimanche à Mougins, que je découvre , comme quoi nul n'est prophète en son pays. Le village par excellence du sud des Alpes Maritimes.


Ruelles soignées, des artistes peintres un peu partout, calme des maisons de pierre resserrées, il semble y avoir d'excellents restaurants, mais ce n'est pas pour cela que je suis en vadrouille dans ce charmant endroit. 

Le printemps en musique avec les chansons coquines de Clément Janequin, Claude le Jeune: "Le chant des Oyseaulx" et l'ensemble Clément Janequin dirigé par Dominique Visse


Un moment de belles polyphonies, amusant, (Oh! Monsieur le curé a quitté l'église de peur d'avoir autorisé ces palabres amoureux et canailles dans un lieu saint...malgré tout les ouailles ont appréciés, aucune plainte.)
Qualité indéniable des voix, parfait accord, finesse du jeu,  échanges de sourire, regards amusés, ils  saluent en disant en chœur tête baissée "POULI ", c'est le nom d'un chat disparu d'un ami chanteur auquel ils ont pris l'habitude d'adresser un coucou musical. Belle Idée.
Du petit lait pour ceux qui savent apprécier ce répertoire ancien.
Voicy du gay Printems l'heureux advenement
Qui fait que l'hyver morne à regret se retire
Déjà la petite herbe au gré du doux Zéphire
Navré de son amour branle tout doucement
 Les forestz ont repris leur verd acoutrement 
Le ciel rit, l'air est chaud, le vent molet soupire
Le rossignol se plaint et des accors qu'il tire 
Fait languir les espritz de grand contentement.



DOULCE SEMAINE


samedi 19 mars 2011

CONTRASTES



Richard ESTES
"a small island 
on the coast of the Antartica 2007"
huile sur toile


"La musique est dans tout. 
Un hymne sort du monde"
 Victor HUGO
  





Sacha SOSNO
Vénus aux barres


vendredi 18 mars 2011

QUIETUDE MATINALE


Un doux moment matinal
pour observer la fleur ou la feuille
recouverte d'un duvet de bruine.


un petit quart d'heure de soleil et les Belles s'ébrouent.




 Le jardin est prometteur de floraisons futures.
Patience


Je suis toujours accompagnée de Diva,
la silencieuse.


Quelques instants de Sérénité
à vous offrir
Belle journée!

mardi 15 mars 2011

LA "PLEUTITUDE"




 Et oui! c'est aussi cela le Sud



 Dis...
Quand reviendras-tu?

Douce journée 
sans oublier les parapluies...

dimanche 13 mars 2011

RENCONTRE...


 avec la danse et l'art du costume, 



invitée par la Compagnie Humaine 
en résidence au CNRR de Nice 
auprès de Philippe COMBEAU



Tout d’abord danseur, puis créateur de costumes, Philippe Combeau est depuis de nombreuses années totalement passionné par le monde de la danse. Il débute au Conservatoire de Limoges à 19 ans puis intègre le Centre National de Danse Contemporaine à Angers. En 1990, il intègre la cie Bagouet pour la création So schnell. De 1992 à 1995, il participe aux créations de Michel Kelemenis :Cités citées (1992), Clins de lune (1993), Mouvements (1994) et aux reprises de Répertorio et de Image (1995). Dès 1993, parallèlement à sa carrière de danseur, il crée les costumes pour Clins de lune et Image de Michel Kelemenis et travaille pour Andy de Groat. En 1996, il décide de faire une formation de styliste, modéliste, haute couture au centre Suzanne B. à Marseille et se consacre exclusivement à la création de costumes pour la danse, du dessin à la réalisation. 




Une étroite collaboration avec le CNSMD de Lyon lui permet de recréer les costumes de Who cares, Allegro Brillante, Apollon Musagète , Divertimento n° 15 de Georges Balanchine, Fandango d’Antony Tudor, Christopher Wheeldon, Robert North, Davy Brun, Waldemar Bartkowski, Olivia Grandville, Agnès Nolténius, Cyril Viallon, Olivier Chanut, Fréderic Cellé, Jean-Claude Galotta...

 


Il est invité par de nombreuses compagnies : Opéra ballet de Nice pour Blanc pur, Ballet du Rhin l’Ombre des jumeaux, l’Opéra Ballet de Hanoi Roméo et Juliette, au Bolchoï de Minsk au Belarus le songe d’une nuit d’été, l’Université Nationale Coréenne des Arts de Séoul, Ballet de Lorraine le sacre du printemps, Staatsoper de Vienne Moka, et tout dernièrement Casse–Noisette, et TATTOO pour le Ballet national de Marseille.


 
"Philippe Combeau est un haut-couturier du spectacle. Ancien danseur, sa première robe prend pour thème la spirale propre à cet art. Lui-même créateur de costumes, il ne rechigne pas à donner vie aux dessins d’autres stylistes, ni à se mettre au service d’esthétiques surprenantes." MK



Propos trouvés  ici

vendredi 11 mars 2011

BONJOUR!





 Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie: 
la musique et les chats 
Albert SCHWEITZER
 

mardi 8 mars 2011

LE JARDIN DU DIMANCHE


Du jaune 



du bleu


du jaune et bleu


Du bleu et jaune


et nous?


Aujourd'hui...
c'est notre journée, Mesdames! 
Qu'avez vous fait d'exceptionnel?

lundi 7 mars 2011

POUR SOUHAITER UNE BELLE SEMAINE...


à ceux qui passent par là,

 
Le printemps s'annonce.

Belle semaine


samedi 5 mars 2011

UN AUTRE LIEU DE RENCONTRE...


pour Schiller et Goethe

La statue de bronze réalisée  en 1857 par le sculpteur Ernst Rietschel 
à partir de canons fondus 
 
WEIMAR   
l'histoire raconte que l'un était plus petit que l'autre, mais qu'il a été demandé au sculpteur de remédier à cette différence par égard au plus ...
  petit*.
 *je ne me souviens plus lequel était le plus grand!


BONJOUR!




Quelques oiseaux du paradis pour vous retrouver,
les vacances sont finies et je n'ai fait que travailler... 
 mais c'était pour la bonne cause 
heureusement le temps n'était pas super, 
pas de regret quant au jardin
...

Doux samedi

jeudi 3 mars 2011

IL NE ME QUITTE JAMAIS



depuis mon enfance,
allez savoir pourquoi...




JOURNÉE SEREINE

mardi 1 mars 2011

SUR LES TRACES DE BACH -10 c- LEIPZIG

La sépulture retrouvée



L'église Saint Thomas n'ayant plus de cimetière, les morts de cette paroisse furent enterrés au cimetière Saint-Jean. L'église Saint-Jean et son cimetière se trouvaient hors les murs à un kilomètre environ à l'est de Saint Thomas, au-delà de la porte Saint-Jean à l'emplacement actuel du Musée instrumental Grassi.

Jean-Sébastien Bach décède en 1750 et est enterré dans le cimetière de l'église Saint-Jean, sans grande marque extérieure ce qui ne permet pas de se recueillir sur sa tombe. 
En 1833 le cimetière est désaffecté et en 1894 on entreprend des recherches pour retrouver la sépulture du grand homme: selon une tradition orale celle-ci se trouvait à 6 pas au sud de l'église, le cercueil étant en chêne. On découvre les ossements, qui sont analysés par des spécialistes en anatomie, un buste est sculpté d'après le crâne.On inhume les restes en 1900 sous une voûte de l'église Saint Jean. Mais celle-ci est bombardée en 1943...
 Saint Jean est détruite par les flammes. Seuls son clocher et la crypte sont conservés mais, en 1949, la municipalité doit prendre une décision quant au délabrement du clocher Saint Jean : pas de matériau, pas d'argent..., on doit  faire sauter ce qui reste...
Les années d'après-guerre sont très pénibles dans la Ost-Zone occupée par les Russes. Dans la ville de Leipzig, les veuves de guerre, d'anciens nazis, sont employés à déblayer la ville. On  pose des rails à travers la ville et des petits wagonnets sont remplis avec les débris.
C'est durant cette période que tombe ce récit, tel qu'il est raconté par la veuve du sauveur de l'église Saint Thomas, témoin direct :
Un homme frappe à la porte du secrétariat de l'église Saint Thomas et demande à parler au pasteur.
 - Pourrais-je parler au pasteur ?
  - "Oui, de quoi s'agit-il ?"
- "J'apporte le "ruisseau" (Bach)"
- "Vous apportez le ruisseau ? Quel ruisseau ?"
- "- Le Jean-Sébastien."
- " Vous apportez Jean-Sébastien Bach ? 0ù est-il donc ?"
-" Il est devant la porte."

Devant la porte il y a une charrette à bras, sur laquelle se trouve un cercueil. L'homme a traversé la ville en ruines avec son précieux fardeau.

L'homme opine : 
- "Sa place est bien dans l'église Saint Thomas ."




Le cercueil ainsi retrouvé est transféré en grande solennité le 28 juillet 1950 au beau milieu du chœur de l'église Saint Thomas. Une dalle de bronze simplement marquée de son prénom et de son  nom recouvre sa sépulture.

Plus tard, une plaque commémorative est fixée dans le chœur.

 

SUR LES TRACES DE BACH -10 b- LEIPZIG




SAINT NICOLAS

À partir de l'introduction de la Réforme, en 1539 et jusqu'en 1940, la musique figurative dans les services religieux (motets et cantates) fut conduite en alternance entre Saint-Nicolas et Saint-Thomas par le chœur de Saint-Thomas sous la direction du chef de chœur de Saint-Thomas nommé « Maître de chapelle ».
Le plus illustre d'entre eux est Johann Sebastian Bach qui entra en fonction à Saint-Nicolas en mai 1723.
Il est aussi attesté, à plusieurs reprises, que des réparations et des transformations ont eut lieu sur l'instrument comme celle, par exemple, de Joachim Thayssner, de Merseburg, en 1693/94. 
 Le facteur d'orgues Johann Scheibe, soutenu par J.S. Bach, rénova l'instrument en 1725 pour la somme de 600 thalers. Il n'est pas sûr que Bach lui-même ait joué sur cet orgue; on peut tout au plus le supposer pour des cas d'exception. À Leipzig, en effet, il n'était pas dans sa fonction de tenir l'orgue. 
 Le fait qu'il est utilisé l'instrument, de façon concertante, dans l'interprétation des cantates est visible entre autre dans la sinfonia de la cantate BWV 29, "Wir danken dir Gott, wir danken dir" (Nous rendons grâce à Dieu, oui nous rendons grâce) écrite pour souligner l'élection du conseil.




L'intérieur de l'église Saint-Nicolas fut complètement transformé dans les années 1785/97 pour en faire un vaste lieu de style classique léger ce qui, conséquemment, allait commander l'acquisition de nouvelles orgues. Les frères Trampeli, orginaires d'Adorf, constuisirent un instrument de 49 jeux répartis sur trois claviers manuels et pédale .
Cet instrument dut pourtant céder sa place aux nouvelles grandes orgues, dotées de 85 jeux, qui furent construites par Friedrich Ladegast (1818-1905) dans les années 1858/62. Le système de registration possédait un sommier à registres traînants et une traction mécanique. La difficulté d'en jouer, étant donné la taille de l'instrument, conduisit Ladegast, dix ans plus tard, à installer une machine Barker pour faciliter le jeu accouplé.



Wilhelm Sauer (1831-1916), de Francfort/Oder, entreprit une transformation radicale de l'instrument dans les années 1902-1903. À cette occasion, dans le but de faciliter le toucher, on opta pour une traction pneumatique et des sommiers à pistons. L'introduction de nouveaux jeux porta le nombre de registres à 93.

D'autres transformations, de moindre importance, eurent lieu dans les années 1926 et 1934. Elles concernaient l'ajout d'accessoires à la console, le remplacement de quelques jeux et l'ajout d'un flageolet 2' à la pédale.

D'octobre 1986 à janvier 1988, les orgues de Saint-Nicolas furent complètement rénovées par l'entreprise nationalisée (VEB) de facture d'orgues Sauer de Francfort. Les traux consistèrent, entre autre, au nettoyage en profondeur de tout l'instrument, à la rénovation de la tuyauterie et des pièces de la traction pneumatique, à la mise en place d'une traction électrique des claviers et des jeux (Système Heuss) afin de relier la nouvelle console mobile, ainsi qu'à l'harmonisation et l'accord de l'instrument.



Cette église est devenue un des grands symboles allemands de la révolution pacifique ayant menée la Chute du Mur le 9 novembre 1989 et à la réunification allemande le 3 octobre 1990. En effet, c'est ici qu'à partir de 1982 eu lieu les "prières du lundi" qui ont conduits aux grandes manifestations de 1989 à Leipzig puis dans toute la RDA.

SUR LES TRACES DE BACH -10 a- LEIPZIG


 Premières impressions sur cette ville: 
je n'aime pas...
encore!
On retrouve après cinq jours passés à Weimar, petite cité calme aux couleurs pastel, aux maisons à taille humaine, la Ville avec son trafic, ses bus, ses embouteillages, feux rouges, ses travaux de démolition et de reconstruction commencés depuis la chute du mur, la foule...On sent encore dans cette ville active  des "relents" de l'ancienne RDA.


Nous nous dirigerons cependant assez rapidement vers le centre historique de la ville  qui n'est pas grand, comparable à l'Ile de la Cité de Paris.

quelques façades du centre ville


Au Moyen Age, la ville était entourée de murs, maintenant remplacés par des boulevards, le Ring. Nous nous rapprochons sans le savoir, tête en tout sens, regards pourchassant chaque image nouvelle, de l'église Saint Thomas....


 Saint THomasKirche

 C'est là que notre grand Maitre vivra de 1723 jusqu'à sa disparition. Émouvante la grande statue du cantor...
Je l'imagine marchant d'un pas rapide,   perruche en place, le tricorne et la grande cape lui servant de manteau, manuscrits tout juste remplis de grains d'encre,  airs d'une cantate composés et terminés dans la nuit, à la bougie, pour aller à Saint Nicolas assurer un service du dimanche....
Il est partout, ce cher Bach.

L'intérieur de saint Thomas...
belle émotion!


A la mort de Kuhnau le poste de Cantor à l'église St Thomas de Leipzig est mis à disposition: 7 postulants se présentent  pour la place prestigieuse parmi lesquels Telemann qui est retenu.

Il semble que celui-ci ait postulé pour faire pression sur les autorités d'Hambourg afin qu'ils augmentent son salaire. Il y renonce donc très rapidement. Les membres du Conseil de la ville procède à nouveau à un choix qui s'avère difficile car certains postulants refusent d'enseigner la musique en plus de leur poste d'organiste. C'est à ce moment que Bach présente sa candidature.  Graupner est retenu mais son employeur refuse de le libérer. 
Bach est finalement retenu comme Cantor. Il passera les vingt-cinq dernières années de sa vie au cantorat de l'école de Saint-Thomas de Leipzig. 
Depuis le moyen-âge, Leipzig avait une importance considérable sur la culture allemande. A Leipzig, Bach a de multiples fonctions musicales. Sa rémunération est convenable et le logement fourni. Cependant, pendant les vingt-cinq années qu'il y passe, Bach connaitra de nombreuses tracasseries mesquines mais composera des oeuvres grandioses. Incompris des notables locaux, Bach ne supporte pas les ingérences et ne peut s'empêcher de défier les autorités locales. Il est parfois libre de quitter de temps à autre Leipzig (entre autres pour les funérailles du prince Léopold à Cöthen). 
Il livre de nombreuses oeuvres maîtresses qui sont mal exécutées, mal comprises et peu appréciées : environ trois cents Cantates (dont une centaine perdues), écrites pour tous les dimanches et les fêtes, un Magnificat (1723), 5 passions dont malheureusement deux seulement nous parviendront : la Passionsselon saint Jean (1723), et la Passion selon saint Matthieu (1729), la Messe en si mineur (1724-1747) peut être son plus grand chef d'oeuvre, l'Oratorio de Noël (1734), de nombreux Chorals, le second livre du Clavier bien tempéré (1744), l'Offrande musicale (1747).
L'ORGUE de SAINT THOMAS



En l'an 2000, à l'occasion de "l'année Bach", a été construit le nouvel orgue "Bach", sur la même galerie, un peu plus à gauche que le Schuke, en face de la verrière qui représente Bach.
Il a été construit par Gerald Woehl, facteur d'orgue à Marburg .
Avec ses 61 registres sur 4 claviers et pédalier, il se veut représentatif de l'esthétique des orgues d'Allemagne centrale du 18e siècle. 




Nous assistons le dimanche à un culte luthérien, et je dois vous avouer que le prélude de Bach dans le mode dorien exécuté par l'organiste en ouverture m'a beaucoup émue. Je ne suis guère habituée malgré mon baptême protestant à ces cérémonies religieuses,  mais j'ai trouvé dans ce culte luthérien   un recueillement sincère. Est-ce l'installation des uns et des autres face à face, le chœur qui est remarquable, ses déplacements dans l'église pour que la musique sonne différemment au cours du culte; on nous a distribué,  comme cela était de coutume à l'époque de Bach, le  petit livret photocopié qui donne l'ordre  de la liturgie, durant la messe, les musiques sont imprimées avec les références, on écoute même si on ne comprend pas grand chose en raison de la langue, on se lève tous ensemble, on chante, on prie, on ressent une vraie communion entre nous tous ne connaissant pas la plupart des personnes. Un beau souvenir empreint de paix et de sérénité.