PRIMAVERA...

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JOLI MOIS DE MAI...

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lundi 31 mai 2010

Bonne semaine,


Une semaine qui sera pour ma part et celles des élèves assez intense :
prépration des épreuves de fin d'année pour mes musiciens en herbe, mes plus grands, cela va durer une quinzaine avant de franchir la ligne d'arrivée, vous savez... après la clé de sol, sur la première ligne...
  nous irons
 dolcamente, senza veloce, 
con coraggio e determinazione.




Quelques roses pour accompagner ce début  JUIN.
Le 21 ne serait-ce pas  l'arrivée de l'été...



Abraham Darby



Le plus connu, Pierre de Ronsard.



"Sans famille"



Un des plus parfumés
Yolande d'Aragon

Bonne journée, elle démarre. 

dimanche 30 mai 2010

La fête des mamans.




Quand on a la chance d'avoir des enfants 

en bonne santé, qui ont été désirés,  couvés, surveillés, accompagnés, qui, lorsqu'ils ont quitté le nid familial, déployant leurs jeunes ailes d'oisillon, ont trouvé à leur tour le chemin de l'indépendance et que je les observe avec un regard bienveillant et non moins émerveillé, je me dis que le bonheur d'être maman est bien doux.
Que leur réserve l'Avenir? Nous n'en savons strictement rien.
La seule chose sûre, c'est l'amour que nous leur portons, et le plaisir de les voir arriver avec leurs yeux de grands, leur sourire et leur connivence de frère et sœur.
Ils auront leur propre parcours devant ce large chemin  qui se profile mais aussi  à l'avenir, sans doute,  des enfants qui viendront leur donner, je l'espère autant de tendresse que ce qu'ils m'en procurent à chaque instant.

Merci à ma Quiquine et  à mon Toto,
Merci à leur papa qui a autant participé  que moi à  leur venue au monde et au développement précieux de ces "petits d'humains".

Que du bonheur d'être une Maman .


vendredi 28 mai 2010

" La sensibilité de chacun, c'est son génie* ".



Voici déjà un an  que
" Les Idées Heureuses" 
parcourent le temps,
partagé entre les uns et les autres.

Beaucoup d' "unes",  et oui, entre filles on a tellement de choses à se raconter!
Quelques gars sympathiques pour  nous rejoindre et participer à nos voyages imaginaires ou bien réels, ponctuant de leur présence  amicale et nécessaire nos réactions.

Pas de lassitude à vous rencontrer, chaque jour,  curieuse de lecture et gourmande d'écriture .

Des ricochets par ces merveilleux mots de la langue française, pour notre part, qu'il est doux de retrouver, de corriger, d'enrichir. 

Mémoire des instants de la Vie, grande Aventure passionnée pour chacun  et chacune.
Un vrai terrain fertile, qui ne demande pas d'amendement mais des attentions fidèles.

Des états d'âmes, des étapes, des évènements, des lectures, des expositions, des recettes de cuisine et surtout des Images d'ici ou d'ailleurs .

 J'ai beaucoup appris cette année en votre belle compagnie...d'autres lieux, d'autres visions, d'autres expériences, et parfois des rencontres qui dépassent le virtuel.

Merci de votre fidélité, de votre sincérité, votre humour, votre sensibilité, sachez garder votre énergie sans nul autre pareille, et continuez à me rendre visite et à partager les hauts et les bas qui accompagnent notre histoire personnelle et intime. 
La porte est toujours grande ouverte..
Martine de "Sclos"

*Charles BAUDELAIRE

mardi 25 mai 2010

Le Clafoutis de la Pita Figa



Avant d'aller retrouver mes élèves, quelques cerises cueillies entre deux croquées, le petit panier étant bien rempli, un clafoutis maison, dont je vous donne la recette perso!


4 œufs
9 c.s. de sucre blanc
pincée de sel
5 c.s. de farine tamisée
30 gr. de beurre fondu
1/4 de litre de lait 

Beurrer le fond du moule, un léger nuage de sucre
puis
les cerises (sans les dénoyauter) remplissent le fond.



Battre les œufs avec le sucre et le sel


Ajouter la farine tamisée.
Cela doit donner un appareil bien uniforme.
 Ajouter le beurre fondu, mélanger, puis le lait.




Recouvrir les cerises, il faudra peut-être  rajouter  quelques fruits si vous les aimez pour combler les espaces vides!!!
Quelques noisettes de beurre.


Au four préchauffé à 180°, chaleur tournante pendant environ 30min.

Pendant sa cuisson faire des photos de votre rhododendron...

Surveiller cependant, il va gonfler, et devenir doré.


Sortir du four.

Ma touche dièse: un sachet de sucre vanillé



que je répartis dessus à la sortie du four. 

L'odeur de la vanille dans la cuisine est un moment savoureux pour le sens olfactif.



Nous le "gourmanderons"  ce soir.

Pour vous, demain matin


Les longs week-end  de Mai sont terminés...
 
 
Le mois de juin se profile
 Bonne journée.

samedi 22 mai 2010

Je vous invite à


vous promener

dans le  jardin de la Pita Figa,


Profitez de sa floraison, 

il n'y a pas les parfums, 

imaginez-les...

Bon week-end 

à vous 

qui venez 

nous rendre visite.


Je vous retrouverai mardi.



jeudi 20 mai 2010

Iris d'un soir


"Buc vaporeux"
... peut-être


Après le rouge et noir, voici du parme, caressé par le souffle des derniers rayons de soleil.


Le voici en toute simplicité


Bonne fin de soirée.

Qui a dit que la macro, ce n'était pas risqué?


 C'est au plus proche du  cœur
de ce magnifique pavot rouge vermillon
que j'ai voulu mettre mon appareil en usant du programme macro

on pourrait  s'y perdre


résonance de  rouge et de noir


une tige velue,

et voici qu'apparait une drôle de bestiole à la robe verte, qui, légère, parcourt en toute tranquillité 
le bord des pétales

vous l'avez reconnue?


une bête si curieuse et si peu farouche qu'elle a eu le courage de monter sur l'objectif de l' appareil-photo.
Cela m'a bien fait rire...
Je l'ai réinstallée dans son milieu naturel après avoir appuyé sur le bouton.

Bonsoir, Dame Sauterelle.

ESPOIR...


"Les fleurs  du printemps sont les rêves de l'hiver 
racontés, le matin, à la table des anges"
Khalil GIBRAN


pour vous...

mercredi 19 mai 2010

Irisés...


 Les petits derniers, toujours aussi lumineux...

Généreux, ils  vous récompensent 
à chaque nouvelle floraison.




Début de journée, premiers rayons de soleil










Je vous les présenterai ce soir.
Bonne journée

mardi 18 mai 2010

Sa Musique restera !

Le célèbre pianiste Hank Jones 

est décédé à l'âge de 91 ans dimanche à New York

 

Né dans le Mississippi en 1918, Hank Jones grandit près de Detroit (Michigan) où sa famille s'installe alors qu'il n'a que quelques mois. Son père, ouvrier dans une usine automobile, est aussi très actif dans la communauté religieuse baptiste et ses dix enfants apprendront le piano.  

"De ce point de vue, comme la plupart des pianistes afro-américains, ma formation et mon apprentissage sont d'un classicisme absolu" 
dira-t-il dans une interview au Monde en juillet 2009. 

Hank Jones se produit dans des boîtes de jazz de Detroit dès l'âge de 15 ans.
Au cours de sa carrière, il jouera aux côtés des plus grands, comme les saxophonistes Charlie PARKER, Coleman HAWKINS ou plus récemment  Joe LOVANO,  mais aussi les chanteurs  Louis ARMSTRONG, Frank SINATRA, Ella FITZGERALD ou le pianiste  Brad MEHLDAU . Il fera aussi partie des formations d'Andy KIRK  et Billy ECKSTINE.  

"Il faut se remettre en cause à chaque instant, c'est à ce prix que l'on connaît l'indispensable sérénité de l'improvisation."




-" Vous considérez-vous comme un géant du jazz ?"

-"Non, peut-être en suis-je un nain appliqué. Il y a chaque matin tant à apprendre. Je travaille tous les jours. En tournée, on m'installe un clavier dans les chambres d'hôtel. L'avantage du clavier, c'est que l'on peut en jouer en sourdine. Mais le besoin de pratiquer n'est pas moindre que le fait de respirer."
Le Monde  juillet 2009

dimanche 16 mai 2010

Quelques effluves en image (3)

















 


 






"Les parfums sont les sentiments des fleurs" 
Heinrich HEINE

PARFUM (2)



De l'Iris

Appréciés et recherchés de nos jours pour leurs robes délicates aux couleurs  irisées ces plantes  furent en leur temps cultivés pour leurs qualités médicinales.
C'est ainsi qu'en  Grèce la plante entre dans la composition d'une quarantaine de médicaments,  utilisée contre les morsures de serpents, les piqûres de scorpions, contre les maux d'estomac, les douleurs intestinales,  la toux, ou encore l'hydropisie ...
Des rhizomes secs sont  donnés aux jeunes enfants pour faciliter la dentition. Les rhizomes ainsi séchés sont déjà utilisés pour leur fragrance, soit directement brûlé dans les temples pour en parfumer l'atmosphère, soit pour réaliser des baumes et autres produits de beauté parfumés.
A Rome des rhizomes secs, ainsi que des fleurs fraîches servent à aromatiser le vin, qui ainsi aurait acquis des propriétés dans les pathologies du "souffle", c'est-à-dire les maladies pulmonaires.
Les fleurs entrent dans les nombreuses compositions florales lors des fêtes initiatiques.
La culture en est pratiquée sur tout le pourtour méditerranéen, mais les meilleurs rhizomes viennent d'Istrie et de Macédoine.





Pline l'Ancien raconte comment on doit procéder pour arracher les rhizomes: 

" Le meilleur iris est celui qui, manié, excite l'éternuement. La tige de l'iris est longue d'une coudée, et droite; la fleur est de diverses couleurs, comme l'arc-en-ciel, d'où il a pris son nom.  Ceux qui doivent arracher l'iris répandent pendant tout autour, trois mois à l'avance, de l'eau miellée, comme s'ils voulaient par ce sacrifice apaiser la terre; avec la pointe d'une épée ils tracent autour de l'iris trots cercla, et, dès qu'ils l'ont recueilli, ils le lèvent vers le ciel. "

L'iris est également présent dans la pharmacopée arabe. Avicenne classe les rhizomes parmi les drogues. Ils sont utilisés pour soigner diverses maladies  offrant une similitude avec la Grèce.
Charlemagne en son temps encourage la culture dans tous les monastéres de son empire. 
L'iris figure dans la liste des végétaux du Capitulaire de Villis (ordonnance de Louis le Pieux en 795) composée de plantes qui devaient être cultivées dans les domaines royaux. Le jus de rhizome reconnu pour ses qualités digestives est prescrit contre "les douleurs de la vésicule"; le rhizome est utilisé également , réduit en poudre, pour empeser le linge.

L'iris rejoint les jardins des féodaux. L'origine du nom Iris germanica vient du fait qu'il était cultivé dans de nombreux châteaux en Allemagne et donc fort répandu dans cette contrée. Il est introduit en Germanie au XVIème siècle par des moines venant d'Italie.






Au 18e siècle, il passe pour guérir les scrofules et les maladies de peau.
Au début du XXème siècle, il est encore utilisé en pharmacie comme pois cautère, comme bâtonnet à mâcher donné aux enfants pendant la période de croissance des dents et comme poudre dentifrice. Il servira  à parfumer le vermouth (absinthe), certaines liqueurs (Izarra) et certains vins, notamment en Toscane.
Des fragments de rhizomes sont utilisés pour parfumer les lessives, et des sachets de poudre sont mis dans les armoires pour  parfumer le linge . 
A Saint-Claude, des rhizomes sont évidés pour en faire des portes-cigarettes. En Angleterre, des graines d'Iris foetidissima sont consommées comme succédané de café. Aux Etats-Unis, on tirera du rhizome d'Iris versicolor  de l'iridine (glucoside), substance utilisée comme drogue en homéopathie. Dans les années 40, sous l'occupation, les feuilles se récoltent pour en extraire la vitamine C.

De nos jours l'iris a encore des utilisations en herboristerie: la poudre de rhizome d'Iris florentina sert de shampooing sec ou de dentifrice. Ayant des propriétés expectorantes, elle sert aussi à traiter le rhume de cerveau (décoction de poudre de moins de 5g; au-delà, elle sert de vomitif ou de purgatif). Ses fleurs auraient des propriétés diurétiques. Le suc du rhizome frais d'Iris pseudacorus est utilisé pour le traitement de plaies externes, comme carminatif; cependant à dose élevée, il est très toxique. 





Pour ce qui est du parfum

C'est en Toscane et au Maroc que sont cultivés les  iris pallida et les iris germanica  pour les irones (base de parfumerie) contenues dans le rhizome. Cette huile essentielle à fragrance proche de celle de la violette est utilisée comme fixateur dans les parfums, ou pour aromatiser des préparations alimentaires à flaveur de fruits des bois. Les constituants olfactifs majeurs sont des terpènes dégradés appelés irones.
C'est donc à fleur de terre que cette plante cache ses secrets: les rhizomes,arrachés-non plus à la manière de Pline l'ancien(!) -  finiront, à la fin  par livrer la matière odorante la plus chère au monde.
L'opération débute lorsque, trois  ans  après y avoir été plantée, la plante est manuellement extraite de la caillasse, défaite de ses barbes, décortiquée de son écorce, puis lavée et séchée.  Elle ne dégage encore pas d' odeur.
Ce n'est qu'après trois autres années que l'iris, enfermé dans des sacs de jute jusqu'à complète dessiccation, se soumettra. Six ans au final  pour que se livre la fragrance pénétrante de violette et de linge frais qui le caractérise.
Reste à extirper l'essence. L'irréductible tubercule, dur comme l'os, est écrabouillé sous une meule (c'étaient, jadis, les mêmes que celles utilisées pour l'huile d'olive), réduit à pulvérulence, trempé dans l'eau froide, puis, après macération, distillé jusqu'à l'obtention d'une pâte pleine de cires et d'odeurs dite beurre d'iris. Celle-ci, purifiée au solvant, devient l'essence, qui, elle-même distillée sous vide à 40 degrés, pas plus, produit l'absolue, ultime avatar du genre. L'absolue sent le minéral, l'odeur mate des draps séchant au vent avec, plus prosaïquement, quelque chose de la carotte. Le beurre est moins perceptible mais plus poudré, et il résonne longtemps. Il faut 40 tonnes de rhizomes pour faire 100 grammes d'absolue.
C'est la matière première la plus cher en parfumerie (100.000 euros le kilo!).


 Cette présentation, où j'ai pris connaissance d'informations étonnantes dont je voulais vous faire profiter, sur une plante que j'affectionne particulièrement depuis bien des années, pour vous présenter mon parfum en cette saison.
Suave, il ne tourne pas sur ma peau qui peut provoquer des désastres chimiques suivant les parfums essayés-c'est le cas de  Chanel n°5 dont je  suis une bien piètre  ambassadrice.
Liste des  infos recueillies ici et