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dimanche 13 juin 2010

Une semaine bien remplie

ÉPISODE 3 bis

vendredi

Coco

Elle a décidé de quitter le clavecin.

L'adolescence, les quinze-seize ans, la classe de première S, tout cela contribue à lui faire lâcher prise.

"Trop de stress" dit-elle pour se dédouaner.

Il est vrai que le travail régulier comme il est demandé en musique fait partie intégrante  des règles du jeu, et peut donner  cette  impression de stress. Car on ne joue pas d'un instrument, on le pratique assidument, c'est le terme qui n'est pas approprié pour cette durée indéterminée de l'apprentissage de la musique; on est d'ailleurs toujours en  devenir dans le perfectionnement.
L'aventure musicale ne serait jamais aboutie pour tout professionnel qui ne ferait pas  journalièrement ses exercices en tout genre .

Jusqu'à la limite de l'évaluation, on a bataillé pour que les choses soient présentables, les efforts ont été mis en route 10 jours avant la prestation finale.
Que de qualités musicales dans son Scarlatti, oui, mais pas assez de précisions, pour ne pas éviter les accrocs. 
Le Bach aurait eu 10 jours de plus et c'était super, dans la poche.
Tant que tant que, Coco  a manifesté sa volonté d'aller au bout, et c'est avec  un regret  qui m'est propre que je la vois quitter   la classe.

Coco je l'ai connu en baby gros, je l'ai initiée au clavecin dès le  CE1  en horaires aménagés, elle a gravi progressivement les marches,  puis a passé son entrée en cycle 2. Elle a décidé de faire aussi à ce moment là du hautbois.
Mais toujours d'une manière "cool".
"Aurait pu mieux faire, car a des possibilités indéniables et  est très musicienne"
c'est ce que l'on écrit dans les bulletins en de telle circonstance, toujours avec l'espoir qu'un jour cela se débloquera...elle n'est pas la seule.

Le collège a pris le pas sur la musique à un certain moment, un peu difficile de mener les deux, peut être aussi d'autres goûts, d'autres centres d'intérêt, d'autres envies. puis le lycée.
Sa décision est ferme, on en a discuté,  et on ne peut rien contre une volonté d'ado, car cela serait kamikase d'insister. 

Cependant je sais pertinemment, par une longue expérience, que le jour viendra où le regret apparaitra...  d'ici quelques années.
Aussi  lui-ai demandé d'écrire et de signer que c'était de son choix propre qu'elle prenait cette décision...
pour que  plus tard elle n'ait  aucun reproche à faire à sa maman.
N'est ce pas Jackie?




Aller Coco, bon vent à toi ma Grande, dirige toi  vers d'autres aventures, va de l'avant, n'oublie pas la musique, c'est si précieux, tu viendras me dire bonjour de temps en temps .

N'est- il  pas dit que la vie est un long fleuve tranquille.

2 commentaires:

  1. Voilà, je suis parvenue à enregistrer un commentaire, après plusieurs essais, je ne sais pas pourquoi, tes messages se chevauchaient un peu...

    Ce que tu dis là sur cette adolescente me fait penser aux jeunes sportives (ou sportifs) de haut niveau, à qui l'on demande beaucoup, également, en terme d'entraînement et certains abandonnent, aussi...

    Difficile de concilier toutes ces contraintes et... celles implicites mais tellement prégnantes de l'adolescence...

    Bonne semaine, Martine !

    Norma

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  2. Coco vient de lire ton message ... j'attends un peu pour en reparler avec elle car elle était tout de même affectée.
    Pour en rajouter une couche, un petit Couperin : c'est Blandine Rannou qui touche, et non l'ado scoutique.
    Regrets ....

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