AUTUNO

AUTUNO
SEPTEMBRE...L'AUTOMNE POINTE SON NEZ.

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jeudi 24 juin 2010

Martine a besoin de faire un break...


Je vous retrouve en juillet si vous le voulez bien,

il faut que je fasse un peu le vide dans la tête 

elle commence à fatiguer.

Que je me ressource doucettement...

Je retrouverai vite mon énergie une fois que tout sera terminé,

  rangé, répertorié,
étiqueté, remis en place...

à très bientôt


mercredi 23 juin 2010

BONJOUR !

En forme?


La Trénis- Contredanse. Le bon genre, 1805.
 
 
Contre-danse: il y en a un qui ne tient pas la cadence...



 Excellente journée
encore quelques petites choses à terminer d'ici la fin juin.

mardi 22 juin 2010

Une journée d'été



 Elle  a commencé, enfin, par un ciel très bleu!

Un beau bouquet de pivoine pour m'accueillir au moment du café, bouquet offert par "petit Louis", un jeune élève passionné de clavecin...


Départ pour le conservatoire: après avoir accordé le clavecin pour ce soir, il me reste du temps, un peu un début de vacances, les cours s'effilochant puisque les élèves n'ont plus de cours. 

Lundi,  Cours Saleya, journée brocante à Nice. 
Déambulation par le vieux Nice, le long des rues étroites, sombres, propices à la fraicheur en pleine chaleur,



...on lève les yeux car il y a toujours quelque chose de curieux à découvrir;on connait cela  quand on visite par exemple... Venessia!

 L'église Sainte Rita est ouverte, un moment de calme, loin de l'agitation en tout sens des touristes. Recueillement devant cet intérieur à taille plus humaine que certaines cathédrales.


Par une trouée , je peux voir ce ciel , ce sera la journée encore du bleu, pour le plus grand plaisir de mes yeux qui semblent s'ouvrir un peu plus largement.



Tout  a repris rapidement son rythme estival: la plage remplie de baigneurs qui vont parfaire leur bronzage; attention crème solaire et chapeaux de paille oblige. Un pêcheur prépare sa future bouillabaisse...il faudra qu'il la complète certainement chez le poissonnier, mais il aura pris du plaisir au bord des rochers aiguisés.

Quant aux  parachutes ascensionnels, ils s'ébattent de leurs bulles colorées dans l'air pur et échauffé.
Tiens donc il y a des "zèbres" qui volent!

 La mer n'est pas uniforme, jour de vent qui remue les fonds, cela donnant une mosaïque de bleus.


Aujourd'hui sur les bancs des vendeurs, j'ai pu observer des objets kitch , et oui les modes illustrent les  délires des temps passés. En voici quelques exemples...l'homme aux coquillages!!!



En parlant de mosaïque, c'est aussi la fête de la Musique...ça se sent, ça se voit et  ça s'entend.


Il aurait pu accorder sa guitare celui là, par contre ce jeune joue très bien, il anime de ses préludes et danses l'agitation des curieux qui touchent les beaux objets exposés avec  sens artistique pour attirer le regard de la clientèle.
Frémissement et stupeur du marchand rongeant patiemment son frein devant la maladresse sous-jascente de ce monsieur:
-"Attention, il y a  un couvercle..."
On est à deux doigt d'une scène de dispute.
Ouf! c'est passé, sans dégât.
Je suis toujours  sidérée par les gens qui, sans  précaution et sans gêne,  manipulent l'histoire vécue de toutes ces marques du passé qui ont réussi à traverser le temps sans casse ni fêlure.




Il est temps de retourner au CNRR.



Les classes primaires viennent passer l'après midi suivant un parcours fléché; on leur offre des découverts instrumentales diverses et variées: percussion, flûte à bec, saxophone, un joli conte brésilien, puis s'enchainent les différentes prestations des classes volontaires pour ce grand jour de démonstration. Petit orchestre, grands violoncellistes, chorale, trombonistes en herbe, trompettes,  et j'en passe; on danse le madison, enfin celles qui osent, ça fourmille, avec joie et bonne humeur. Dedans, dehors, dans le hall, sur le parvis, dans l'auditorium.





Les enseignants baignent aujourd'hui, 21 juin, dans des flots bleus d'allégresse, une belle manière de dire "bonnes vacances, on se retrouve en septembre".

Des idées, j'en ai récupérées moi aussi. Des pistes de travail, de quoi animer avec bonheur la rentrée. 
Mais on n' en est pas encore, l'été ne fait que commencer, il va s'écouler tranquillement,  je le souhaite, comme il se doit pour recharger les batteries, un peu à plat il faut bien le constater.

La journée a débuté à 6 heures du mat', elle se termine à 22 h. 
Je reprends le chemin du retour via la Pita Figa. Le rideau légèrement agité par une brise caressante se referme lentement accompagné par les lucioles qui illuminent ma route ...



Mardi  vient de commencer, toujours  bleu et  très ensoleillé!


dimanche 20 juin 2010

Dans moins de 2 heures...


c'est l'été 


j'ai vu les lucioles hier malgré la fraicheur du soir




 le soleil sera  au rendez-vous... parait-t-il




ce sera aussi la Fête de la Musique




nous y serons!!!



vous chanterez pour l'occasion?




mélange des genres



Bonne fin de soirée 

et belle journée!

samedi 19 juin 2010

Pour toutes celles et tous ceux


qui manquent de BLEU










Village de MOUANS-SARTOUX
hier après-midi
 
un bon début de week-end  à vous  tous.

Entre deux notes de clavecin je me prépare à aller voir le vernissage de la nouvelle collection au musée Chagall. 
Je vous raconterai...
 


vendredi 18 juin 2010

Cours Saleya


Verreries, dentelles, broderies...


Reflet de lampes

vénitien...

cousin du radassier provençal



petites mains



pâte de verre



transparence ajourée


Toujours un excellent moment sur ce petit cours , 
on y retrouve le temps de nos grands parents ,
les merveilleux objets d'art qui animaient
avec grâce
cette époque.

Bonne journée

 

jeudi 17 juin 2010

Le Caravage


Aujourd'hui dans "le Monde"


"Les restes du Caravage retrouvés et identifiés"
 
 
"Les restes du peintre italien Le Caravage (1571-1610), qui était atteint de syphilis et de saturnisme, ont été retrouvés et identifiés grâce des analyses au carbone 14 et ADN, a annoncé mercredi le Comité Caravage, composé de scientifiques et d'universitaires italiens.

Après plus d'un an de recherches sur des ossements prélevés dans l'ossuaire d'une église de Porto Ercole en Toscane, "l'équipe scientifique peut affirmer que les restes osseux retrouvés à Porto Ercole appartiennent à Michelangelo Merisi [véritable nom du peintre] avec une probabilité de 85 %", indique le comité dans un communiqué. Le Caravage serait mort des suites du paludisme dans la région de Maremme, dans le sud de la Toscane, qui était à l'époque une zone marécageuse. Il fut enterré dans le petit cimetière de Porto Ercole, d'où les corps furent prélevés en 1956 pour être ensevelis pêle-mêle dans la crypte de l'église.

Afin d'éclaircir le mystère de la mort du peintre, quatre universités italiennes s'étaient associées au projet confié à des experts en microbiologie, des historiens de l'art et des anthropologues, pour donner une "sépulture adéquate" à Michelangelo Merisi. La recherche a été coordonnée par le professeur d'anthropologie osseuse Giorgio Grupponi, de l'université de Bologne, qui a travaillé notamment à la reconstruction du visage de l'écrivain Dante Alighieri.

"INTOXICATION CHRONIQUE AU PLOMB"

En décembre, les scientifiques avaient ouvert l'ossuaire et prélevé de grandes quantités d'ossements pour les transporter à Ravenne, qui abrite le département d'anthropologie de l'université de Bologne. Les chercheurs ont dû examiner les restes d'environ 200 personnes, et ce sont finalement les restes osseux enregistrés sous le numéro 5 qui ont été attribués au peintre, car ils appartenaient à un homme d'environ 38-40 ans (Le Caravage est mort à 39 ans) et décédé dans une période englobant l'année de sa mort (1610). En outre, autre indice probant, alors que Le Caravage souffrait apparemment de saturnisme, ces ossements présentaient une teneur anormalement élevée en plomb.

"Au cours de ses recherches, le comité a retenu vraisemblable que le peintre était atteint d'une intoxication chronique au plomb et de la syphilis […]. Pour ce qui concerne les causes de sa mort […], nous retenons comme tout à fait dignes de foi les hypothèses d'infection générale et surtout de 'coup de chaleur'", souligne le communiqué.

Le Caravage, célèbre pour ses clairs-obscurs dans des tableaux comme Bacchus, Le Repas d'Emmaüs ou Le Sacrifice d'Isaac, a été décrit au théâtre, au cinéma et dans la littérature comme l'un des peintres les plus tourmentés de l'histoire. Il a fait l'objet cette année d'une grande exposition à Rome, qui s'est achevée le week-end dernier après avoir attiré un nombre record de 580 000 visiteurs"


mercredi 16 juin 2010

Pour accueillir amicalement


..."comme un vol de papillon"

 
Bienvenue Danielle

Découvrez  son  autre blog sur Venessia


mardi 15 juin 2010

Un cadeau...

J'adoooooooooooore


Un très joli livre de cuisine offert comme cadeau de fin d'année .

C'est fort joliment conçu, un livre où les recettes  ont été rédigées à la plume.
Un cahier digne d'une grand-mère qui offrirait ainsi ses secrets gourmands.

Que diriez-vous d'une Schiacciata ou gâteau moelleux aux raisins, de Cipole di Treschietto ou confit d'oignons rouges de Treschietto à l'huile d'olive, de Cantucci ou biscuits aux amandes ou encore de Schiaccia con fichi secchi  ou fougasse aux figues sèches.
Oh! J'oubliais le Tiramisù alla senese!

Merci Coco, on le goûtera ensemble... le tira.



Est ce que Toti le connait celui-là?


Bonjour à toutes et tous.




Retour vers l'enfance  et la douceur des peluches.

lundi 14 juin 2010

Une semaine bien remplie


RÉFLEXIONS

L'Ariane et son usine d'incinération

En parcourant cette petite série de compte-rendu
sur une semaine d'exception, j'en suis revenue à penser à la réussite d'Ibrahim, me disant que s'il avait eu la chance d'être dans un autre milieu plus prospère, il aurait pu démarrer sa passion sans  vivre la souffrance. 
Peut-être que celle-ci est  un révélateur, pour celui qui a la force et la foi, mais on en laisse tellement sur le carreau, qui n'ont pas le choix et les moyens de faire face à tous ces prédateurs qui utilisent leurs faiblesses à des fins malhonnêtes.

Comme je le dis à chaque parent, les moyens culturels quels qu'ils soient, forment pour l'avenir des êtres sensibles dont la  réflexion permettra  plus tard  d'argumenter leurs propres choix, sans avoir à mettre le feu aux poubelles pour se faire écouter.
Ils développeront au contact des œuvres des  émotions, de la  réflexion et de l'analyse, tout une panoplie  de réactions qui animeront leur intellect. Cela donnera à mon sens une raison supplémentaire d''agrémenter le parcours de la  Vie.

Des milieux, comme à Nice le quartier de l'Ariane, sont très fermés; en parlant aux bibliothécaires afin de présenter des projets, j'ai appris qu'il  est assez difficile d'y proposer des choses sans un travail de longue haleine; il y a quelques  structures modernes installées qui ont coûtées chers, il y a beaucoup d'adhérents mais peut-être pas suffisamment de ces jeunes qui , non scolarisés, pas éduqués, manipulés, préfèrent dans la révolte, dealer, casser, voler à l'arrache (vous avez du voir ces attaques en plein jour de voitures vandalisées  à l'arrêt d'un feu rouge, avec agression à coup de pieds sur les passagers et conducteurs pour voler un sac à main) .


Le Paillon

 
La solution qu'a trouvée la municipalité est un couvre-feu pour les moins de 13 ans à partir de 23 heures...rien d'autre dans la  prévention, s'il n'y avait pas la volonté de quelques "missionnaires" courageux et pas mal usés, ce serait l'illustration d'un véritable no man's land...
Oui! on ne les verra plus  dans les rues mais n'y a t-il pas des sous sols d'immeubles , des cages d'escalier, d' autre lieux où les rencontres peuvent s'organiser?




C'est un sujet épineux, et je n'en apprécie que plus la réussite d'Ibrahim qui a rencontré les personnes nécessaires à l'accomplissement de sa passion. 

Cela me fait rebondir sur nos propres conditions d'enseignement et nos propres "adhérents".
Par l'assiduité aux cours, à la pratique journalière, aux   résultats obtenus, nous voyons bien qu'il y a de meilleurs développements intellectuels  pour des enfants suivis, dans des familles, qui même si elles sont recomposées, sont plus structurées, plus équilibrées, avec des réflexions d'éducation pluridisciplinaires. Ce n'est pas toujours facile, mais il n'y a pas cette révolte violente, juste une adolescence troublée, qui ne cherche qu'à défendre ses désirs et ses choix.

Je pense toujours, à ces moments, à certains de mes collègues qui auraient tendance à se montrer insatisfaits de leurs conditions: ils  devraient aller faire des stages dans ces quartiers difficiles. 
Soyons heureux de posséder un  travail précieux  qui anime nos passions à longueur de temps, depuis notre enfance, dans un lieu, pour ma part, d'enseignement de l'Art, nous offrant des rencontres riches en émotions, et ayons toujours une réflexion vers ces jeunes, dépourvus de moyens, à l'avenir si opaque et terrible, à l'intérieur de ces quartiers si défavorisés et délaissés.




dimanche 13 juin 2010

Une semaine bien remplie


Dernier épisode

Samedi


 "Fresque orientale 
ou 
L'alchimiste" 

d'après un texte de Paolo Coehlo

La dernière audition de fin d'année au Musée Chagall



Un travail qui a été réalisé avec la classe de CM1 Horaires Aménagés dirigée par Chantal et les jeunes  clavecinistes "recrutés" cette année. 
38 enfants sur scène.
Mise en place  avec beaucoup de précaution car le clavecin, la proximité des vitraux, tout est fragile, il faut  apprendre à faire attention à ses déplacements,à  ses mouvements.
J'ai utilisé des modes orientaux pour le support musical,  l'histoire voulant que Santiago, jeune espagnol décide de trouver un trésor en  se déplaçant  aux pieds des pyramides d' Égypte:  aventures en tout genre, comme il se doit, rencontre avec une gitane, un voleur, un chamelier, des brigands, l'alchimiste et j'en passe.
Et après ce parcours initiatique retour vers l'amour rencontré auprès de Fatima. 




Tout ce petit monde jouant au mieux en paroles  et mélodies, le tout illustré de dessins au pastel. Une parfaite autonomie, car les répétitions se sont résumées à deux rencontres...

Des parents très contents de leur progénitures, des enseignants ravis que les parents et les enfants soient heureux.
Une bien sympathique fin d'année, les progrès accomplis étant appréciés à leur juste valeur.

Chagall encore une fois est venu frôler de ses ailes d'ange les têtes blondes et brunes de nos jeunes  élèves. 






Samedi prochain vernissage de la nouvelle exposition.



Le thème?



 "Sens dessus 
dessous"
le monde renversé de Chagall






De quoi donner d'heureuses idées pour la rentrée.

Une semaine bien remplie

ÉPISODE 3 bis

vendredi

Coco

Elle a décidé de quitter le clavecin.

L'adolescence, les quinze-seize ans, la classe de première S, tout cela contribue à lui faire lâcher prise.

"Trop de stress" dit-elle pour se dédouaner.

Il est vrai que le travail régulier comme il est demandé en musique fait partie intégrante  des règles du jeu, et peut donner  cette  impression de stress. Car on ne joue pas d'un instrument, on le pratique assidument, c'est le terme qui n'est pas approprié pour cette durée indéterminée de l'apprentissage de la musique; on est d'ailleurs toujours en  devenir dans le perfectionnement.
L'aventure musicale ne serait jamais aboutie pour tout professionnel qui ne ferait pas  journalièrement ses exercices en tout genre .

Jusqu'à la limite de l'évaluation, on a bataillé pour que les choses soient présentables, les efforts ont été mis en route 10 jours avant la prestation finale.
Que de qualités musicales dans son Scarlatti, oui, mais pas assez de précisions, pour ne pas éviter les accrocs. 
Le Bach aurait eu 10 jours de plus et c'était super, dans la poche.
Tant que tant que, Coco  a manifesté sa volonté d'aller au bout, et c'est avec  un regret  qui m'est propre que je la vois quitter   la classe.

Coco je l'ai connu en baby gros, je l'ai initiée au clavecin dès le  CE1  en horaires aménagés, elle a gravi progressivement les marches,  puis a passé son entrée en cycle 2. Elle a décidé de faire aussi à ce moment là du hautbois.
Mais toujours d'une manière "cool".
"Aurait pu mieux faire, car a des possibilités indéniables et  est très musicienne"
c'est ce que l'on écrit dans les bulletins en de telle circonstance, toujours avec l'espoir qu'un jour cela se débloquera...elle n'est pas la seule.

Le collège a pris le pas sur la musique à un certain moment, un peu difficile de mener les deux, peut être aussi d'autres goûts, d'autres centres d'intérêt, d'autres envies. puis le lycée.
Sa décision est ferme, on en a discuté,  et on ne peut rien contre une volonté d'ado, car cela serait kamikase d'insister. 

Cependant je sais pertinemment, par une longue expérience, que le jour viendra où le regret apparaitra...  d'ici quelques années.
Aussi  lui-ai demandé d'écrire et de signer que c'était de son choix propre qu'elle prenait cette décision...
pour que  plus tard elle n'ait  aucun reproche à faire à sa maman.
N'est ce pas Jackie?




Aller Coco, bon vent à toi ma Grande, dirige toi  vers d'autres aventures, va de l'avant, n'oublie pas la musique, c'est si précieux, tu viendras me dire bonjour de temps en temps .

N'est- il  pas dit que la vie est un long fleuve tranquille.

Une semaine bien remplie


Épisode 3

Vendredi

On ne rigole plus!
C'est le jour des évaluations du travail d'un cycle pour quelques élèves des classes de clavecin et de flûte à bec.
Tension retenue en ce début de journée. Trois clavecins trônent sur la scène de l'auditorium, le français , l'italien et le flamand. Chaises et pupitres sont installés, clavecins accordés  en différents tempéraments suivant les styles de répertoire, les répétitions se déroulent le matin.
 On voit bien que les élèves ne sont pas comme à leur habitude, et, plus ou moins concentrés, ils  font passer leurs angoisses dans cette réalisation sans jury.
En tant qu'enseignante je juge de ne pas mettre de pression en disant que toute bêtise commise ce matin ne se passera pas l'après-midi.
On tente ensemble de régler à l'amiable les petits accrocs, on rectifie les tempi, on canalise l'énergie  en faisant appel plus à la tête et à l'oreille qu'aux doigts.


Gabrielle
avec  Merlène, ancienne claveciniste qui  se consacre dorénavant au théâtre, 
et est venue spécialement pour lui tourner les pages.

Les jurés sont arrivés, on est toujours heureux de retrouver les connaissances amicales qui datent de nos  périodes où nous même passions nos concours. La vie ne nous donne pas assez souvent  le temps de renouer tranquillement ces liens  de retrouvailles et c'est l'occasion de remettre de l'ordre dans la chronologie des évènements familiaux d'un chacun.
Et oui, les enfants  grandissent aussi chez les autres!
On fait les présentations lorsqu'ils ne se connaissent pas, puis ils s'installent et le grand jeu commence.

Qui a le plus le trac, l'élève ou l'enseignant qui préfèrerait jouer à leur place?

Tout se passe au mieux, j'ai amené quelques cerises de la Pita Figa pour adoucir ces instants de concentration pour un jury  qui prend à bras le corps son rôle de juge concerné et responsable.


Accompagnée de Thémis et Athéna 
deux sœurs qui ont obtenues leur DEM;
elles vont présentées également un Sup, une à Lyon, une à Paris.

On arrive au DEM récompense finale pour une de nos étudiantes , Gabrielle, qui doit tenter dans quinze jours son entrée au SUP de Lyon. Presque une heure de programme en solo et en musique  de chambre. 
Ma jeune collègue Raphaële, qui est leur enseignante, a accompli un  travail remarquable entre le programme de clavecin solo et la pratique d'ensemble. 
Cela fait trois ans qu'elle s'occupe de ce groupe qui, sur instrument moderne, arrive à donner le change dans un style baroque accompli.



Comme ils sont concentrés, manageant leur prestation avec conviction et courage, car ce n'est pas une audition, un concert, mais une épreuve où le jugement et l'écoute des professionnels vont valider le sérieux du travail, leurs qualités musicales, l'aboutissement d'un niveau atteint.
Après délibération les résultats seront donnés. beaucoup de libération, de joie pour les passages réussis et le Dem remis avec félicitation du jury.

La journée aura été longue car après ces résultats , notre grande prend un cours en prévision de Lyon avec un des membres du jury.
Nous étions au CNRR à 8h30, nous en partirons à 20h30.

Ce n'est pas du sérieux cela?
sourire...
Quel métier génial!
 
Photos de Merula Micans

Une semaine bien remplie


Épisode 2

mardi



La tête au carré*
Conception artistique de SOSNO

Les bureaux administratifs de la bibliothèque municipale à vocation régionale se trouvent en ce lieu.
J'avais rendez-vous avec une partie des bibliothécaires pour construire le programme des auditions du CNRR à la rentrée prochaine dans ce lieu dédié à la lecture. 
Chaleur étouffante, la climatisation ne servant à rien car expériences de peintures sur portes, c'est à dire mise en toilettage de l'ensemble du bâtiment; D'où au lieu de faire des portes ouvertes cela s'est transformé en fenêtres ouvertes non pas sur cours mais sur jardin verdoyant. Une chaleur d'aout  étouffante ...
Un travail de collaboration s'est cependant établi entre les effluves de la peinture et l'odeur du café.
Nous travaillerons dans les bibliothèques un peu excentrées des quartiers dirons-nous un peu défavorisés, En résumé cela donnera un échange entre musiques traditionnelles, petit périple à Venise (youpi!!!), les droits de l'enfant, la couleur, le printemps des poètes, le roi Soleil -pour moi autour  de François Couperin l'auteur de la  pièce de clavecin des Idées Heureuses-.
Parcours accompli, il ne reste plus qu'à faire appel à "candidature" musicale, je sais pour ma part et celles de mes élèves ce que je vais cocher...


Histoire de La "Tête au carré" de Sosno 
devenue une "sculpture habitée"     

Une Bibliothèque et sa Tête géante

  Dans les cartons d’Yves Bayard, dort depuis une quinzaine d’années déjà, un brevet de “sculpture monumentale habitée”, pris en commun avec Henri Vidal, l’associé qui a signé avec lui le MAMAC.
Une idée née de la complicité avec son ami, le sculpteur niçois Sacha Sosno : construire une “Tête au carré” géante qui pourrait abriter n’importe quel bâtiment, commercial ou administratif.
Dès 1985, il présente avec Sosno à la FIAC, pour la galerie Catherine Issert, la théorie des “sculptures monumentales habitées”. Une “utopie réalisable” qu’il a essayé de décliner de plusieurs manières : projets d’hôtel géant avec une salle de conférence dans le menton (USA) ou sculpture habitable entre les deux tours du World Trade Center de New York.
Or, lorsque en 1995, la ville de Nice relance le projet de Bibliothèque jusqu’ici en attente pour cause de surendettement, Yves Bayard participe à l’appel d’offre avec l’atout d’avoir fait ses preuves en signant l’architecture du MAMAC et de la Promenade des Arts, sous laquelle doit être enterrée la Bibliothèque.
En 1997, il apprend qu’il a été choisi, lui et son associé Francis Chapus (“sans avoir versé le moindre pot de vin”) par le jury présidé par Jacques Peyrat.
Son projet se distingue principalement par la Tête au Carré géante, inspirée de Sosno, qui se dressera à l’angle des rues Barla et Saint Jean Baptiste : haute de 28 mètres, mais faisant un angle de 45° avec la rue, ce sera la première Sculpture habitée par 40 personnes, une sorte de cerveau pour le personnel administratif de la BM, avec trois étages dans le cou et quatre dans le Carré.
Après une très longue recherche sur les matériaux (puisqu’il était bien sûr impossible de concevoir des fenêtres dans la Tête, il étudie le verre, le plastique, le béton projeté), optant finalement pour un revêtement en aluminium perforé, traité comme un moucharabieh, “afin que de l’extérieur, on ne voit pas à l’intérieur, mais inversement, que le personnel puisse voir comme à travers un voilage. La maille en aluminium n’aura jamais été encore utilisée de cette façon : au Japon, on l’emploie seulement comme voiles flottantes pour cacher par exemple les parois d’un ascenseur”.



Laura Rosano
Carnaval à Venise. Collage original
 exposition "jardins d'enfance" 
BMVR de Nice