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JUILLET...SI CHALEUREUX...

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samedi 28 novembre 2009

La solution.

Mention spéciale pour JM!

Nous sommes donc allés écouter Marcel Pérès, fondateur de l'ensemble Organum, invité au Printemps des arts de Monaco pour une série de 3 concerts en mars. 



Le Printemps, festival, haut de gamme dans la région, a une organisation à toute épreuve: elle propose entre autre des rencontres en avant scène avec les acteurs de la programmation en cours, dans des lieux d'exception.

Ce soir-là à la Fondation Hans Hartung.



Un petit paradis pour le directeur du lieu, ouvert 6 mois de l'année le vendredi à 14h pour une visite de groupe (20 personnes au plus).
Vous imaginez  son cadre de vie. En plus il est voisin de Carrefour...


Sans le savoir  nous nous sommes retrouvés dans l'atelier de Hans Hartung, comme il l'avait laissé il y a vingt ans, du  moins cela donnait cette impression.
Sur le coup dans ma non-connaissance du lieu, je croyais qu'il y avait des stages pour des étudiants d'art déco.
Nenni, les murs recouverts de goutellettes de peinture acrylique, le radiateur longiligne, décoré à grande projection de couleurs,  ses fameux outils en tout genre, fabriqué  et inventé de ses mains, qui m'ont fait pensé à ce petit jeu de piste, et la découverte d'une qualité de peinture qui vue de prêt n'offre aucun doute sur le travail de conceptualisation de l'Artiste.
 

  

Émotion  que ce chapeau de paille, couvert de tâches , cette blouse posée, là,  simplement, le masque pour protéger des vapeurs de la peinture,un autre chapeau, celui là en tissu, informe, également tatoué, cette palette de bleu  annotée  de sa main  en lettres fines, calligraphie régulière, à la plume, tout cela dans un grand espace lumineux donnant sur le vert des oliviers et le bleu du ciel du sud...

 
Deux grands tableaux qui se sont un peu refusés à la pose, caprice de cette soirée, qui fut illustrer par la musique des XIV et XV ème siècle,  je vous en parle après, succinctement.


« J’aimais mes taches. J’aimais qu’elles suffisent à créer un visage, un corps, un paysage.
Ces taches qui, peu de temps après, devaient demander leur autonomie et leur liberté entière.
Les premiers temps je m’en servais pour cerner le sujet qui, lui, peu à peu, devenait négatif, blanc, vide et enfin simple prétexte au jeu des taches. Quelle joie ensuite de les laisser libres de jouer entre elles, d’acquérir leur propre expressivité,leurs propres relations, leur dynamisme, sans être asservies à la réalité »

6 commentaires:

  1. Merci beaucoup, Martine, pour cette émouvante visite d'atelier et la citation d'Hans Hartung.
    Anne

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  2. Je pense que mon premier commentaire ne s'est pas enregistré ce matin.
    Je disais : "je trouve que Hans Hartung a beaucoup inspiré Cy Twombly".
    Je demandais aussi à Anne si elle était d'accord avec cette remarque !
    Bonne journée.
    Norma

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  3. Magnifique découverte que vous nous donner à voir.
    Moi qui aime beaucoup les oeuvres de cet artiste, et Twombly dont parle Norma.

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  4. Dégoulinades, éclaboussures, tâches, empreintes....Toutes les techniques que les enfants de mon atelier utilisent pour s'exprimer librement !!! J'aime...........
    Bon week-e&nd Martine

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  5. bravo JMV ! je suis éblouie... et visite fort bien amenée Martine !!

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  6. Je ne connaissais pas cet artiste. Une découverte. Merci.

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